Dans un communiqué commun, la FSU 25, la CGT Éduc’action, Sud Éducation, la Fnec-FP-FO, l’AG Éducation 25 et la Fédération des étudiants franc-comtois estiment que les revendications exprimées par les jeunes rejoignent celles des personnels de l’Éducation nationale.
Des classes et des moyens au cœur des revendications
Les organisations citent notamment le manque d’enseignants, le remplacement des absents, les effectifs d’assistants d’éducation (AED) et la présence de personnels médico-sociaux. Elles demandent également ”des emplois du temps respectueux des élèves” et ”des conditions matérielles d’études décentes, dont la rénovation du bâti”. La fin de la sélection par Parcoursup figure également parmi les revendications mises en avant.
Selon les signataires, la mobilisation ne concerne pas uniquement les grandes villes. Des établissements de Besançon et Montbéliard sont concernés, mais aussi des lycées de villes plus petites, comme Pontarlier et Gray. Le mouvement touche également les lycées professionnels.
Les syndicats dénoncent les réponses sécuritaires
Les organisations reconnaissent une mobilisation parfois spontanée et désordonnée, mais y voient surtout l’expression d’un mécontentement plus général. ”Les demandes des jeunes ne sont pas nouvelles... Cela fait des années que la question des conditions d’études est posée, par les élèves comme par les personnels”, écrivent-elles.
Elles dénoncent par ailleurs les sanctions annoncées dans certains établissements et l’intervention des forces de l’ordre pour mettre fin aux blocages. Le communiqué évoque notamment des situations avec des charges de CRS et du gaz lacrymogène. Pour les signataires, ”l’usage de la force ne peut constituer une réponse à l’expression d’une colère ou de revendications”, particulièrement lorsque les mobilisations concernent des mineurs.
Les organisations appellent enfin les personnels de l’Éducation nationale à soutenir les lycéens mobilisés, ”y compris par la grève”.


