SFR "prêt à financer" le cinéma français

Publié le 22/10/2016 - 19:40
Mis à jour le 22/10/2016 - 19:40

Le groupe SFR, qui veut doper son offre de médias et se développer dans le cinéma après le sport, est « prêt à financer le développement des oeuvres » de cinéma françaises, a déclaré samedi 22 octobre 2016 son PDG Michel Combes.

"Ce que nous avons fait sur le sport avec la création de chaînes linéaires, nous entendons le faire également dans le domaine des séries et du cinéma", a indiqué Michel Combes lors d'un débat avec la profession à Dijon. Le groupe de médias et télécoms Altice, maison mère de SFR, a annoncé en septembre la création d'un studio dédié à la création de films et séries et d'une "société de fabrication" de chaînes de télévision.

"Nous essayons de nous positionner comme un compétiteur de Netflix"

L'an prochain, "je suis convaincu que (...) nous aurons participé en coproduction ou en cofinancement à des oeuvres cinématographiques, et que nous aurons probablement créé des moyens de diffusion un peu nouveaux pour le cinéma, que ce soit du non-linéaire (comme une plateforme de SVOD, vidéo à la demande par abonnement, NDLR) ou du linéaire (chaînes)", a indiqué Michel Combes. "Nous essayons de nous positionner comme un compétiteur de Netflix", a-t-il encore dit.

"Faire évoluer" la chronologie des médias

Le PDG de SFR, qui s'est dit "prêt à signer des accords avec la profession", a précisé que son groupe avait "l'intention d'intervenir plus dans la coproduction" que le pré-achat des oeuvres. "Mais je ne m'interdis rien". En "échange" de cette participation au financement, il a cependant précisé qu'il "souhaitait pouvoir réfléchir aux modalité de distribution de ces oeuvres". "Si je souhaite financer une oeuvre et la présenter d'abord en SVOD, pourquoi je ne pourrais pas le faire?", a-t-il demandé, appelant à "faire évoluer" la chronologie des médias, qui régit quand un film peut être diffusé sur les différents supports.

Le directeur général de Canal+, Maxime Saada, a demandé ces dernières semaines une réforme de cette chronologie, pour que Canal+ puisse diffuser des films 6 mois après leurs sortie en salle, au lieu de 10 mois aujourd'hui. Cette proposition a été plutôt bien accueillie par les auteurs et producteurs à Dijon. "La proposition de Canal est un moment à vraiment ne pas rater pour nous, producteurs", a réagi Xavier Rigault, co-président de l'Union des producteurs de cinéma (UPC).

Actuellement, quatre mois après la sortie d'un film en salle, il peut être vendu ou loué en vidéo à la demande (VOD). Dix mois après sa sortie, il peut passer sur une chaîne payante. 22 mois après la sortie, il peut passer sur une chaîne gratuite et 36 mois après, être diffusé en SVOD.

(Source : AFP)
Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Mercosur : les eurodéputés votent en faveur du renvoi de l’accord devant la Cour de justice de l’UE

Le Parlement européen a voté ce mercredi 21 janvier 2026 en faveur d’une saisine de la Cour de justice de l’Union européenne, afin de vérifier la légalité de l’accord entre l’UE et le Mercosur. Les agriculteurs mobilisés devant le parlement ont poussé des cris de joie après l'annonce.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

À Besançon, le restaurant L’Unalôme inaugure un nouvel espace culturel… dans sa cave

Référence reconnue de la scène gastronomique bisontine depuis 4 ans, le restaurant L’Unalôme annonce l’élargissement de son activité avec l’ouverture d’un espace dédié à la culture et à l’événementiel. Installé dans une cave voûtée réaménagée, ce nouveau lieu accueillera à la fois une programmation artistique régulière et des événements privatifs, a-ton appris ce mardi 20 janvier.

Menace de taxes douanières sur les vins : Macron et Genevard montent au créneau face aux menaces de Trump

La France a vivement réagi après la nouvelle menace de Donald Trump d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. L’entourage d’Emmanuel Macron, tout comme la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, ont condamné ces déclarations, mardi 20 janvier 2026.

Ambiance bar à jeux et cuisine mexicaine pour la réouverture du Pixel à Besançon

Situé en plein coeur de la Cité des Arts, le Pixel a fermé ses portes le 1er décembre 2023. Deux ans plus tard, le voilà qu’il s’apprête à rouvrir ses portes sous l’impulsion d’Eric Grux, Jocelyn Lamy et Johann Donnenwirth. À eux trois, ils représentent respectivement les entreprises Jinic Media, Lamy traiteur (Samouraï sushis) et les Jeux de la Comté et ont décidé d’unir leurs forces pour transformer Le Pixel en restaurant, coffee shop et bar à jeux, nommé Taqueria Quest. La pré-ouverture aura lieu le 30 janvier 2026 et l’ouverture officielle est prévue pour la fin du mois de février. 

Logement neuf : un marché national en repli, des signaux de résilience à Besançon

Dans un contexte national marqué par un ralentissement de la production de logements neufs, l’année 2025 apparaît contrastée pour Besançon. Si la baisse des ventes et des mises en chantier est nette, certains indicateurs locaux traduisent une capacité d’adaptation du marché et une confiance maintenue des opérateurs. Explications avec Fabrice Jeannot, vice-président de la Fédération des promoteurs immobiliers Bourgogne Franche-Comté ce lundi 19 janvier.

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.43
nuageux
le 22/01 à 00h00
Vent
1.93 m/s
Pression
998 hPa
Humidité
88 %