Suppression de postes à General Electric : l’Etat peut «faire pression»

Publié le 29/05/2019 - 08:40
Mis à jour le 29/05/2019 - 09:53

Le gouvernement attend de General Electric (GE) qu’il soit « exemplaire » à Belfort après l’annonce de la suppression de plus de 1.000 emplois, a indiqué ce mercredi 29 mai 2019 la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher.

 © GE Power
© GE Power

"On a imposé à GE de mettre en place un fonds de 50 millions d'euros de revitalisation industrielle" alimenté par le géant industriel américain pour ne pas avoir tenu son engagement de créer 1.000 emplois en France après son rachat de la branche énergie d'Alstom en 2015, a rappelé la secrétaire d'Etat sur la radio Franceinfo.

"Exemplaire" dans le plan social

"Ces 50 millions d'euros ne sont pas le seul effort que doit faire GE dans ce plan social. On attend d'eux d'aller beaucoup plus loin, d'être absolument exemplaire dans la façon de faire ce plan social", a-t-elle insisté.

L'Etat "a les moyens de faire pression"

Mme Pannier-Runacher a assuré que l'Etat avait la possibilité de "faire pression". "On a les moyens d'accompagner et de valider le plan social. Si le plan social est jugé insuffisant, on est capable de mettre une pression très forte", a-t-elle déclaré.

"Notre enjeu, c'est de préserver les capacités de Belfort et d'accompagner individuellement chaque salarié", a expliqué la secrétaire d'Etat. Selon elle, les négociations avec GE n'aboutiront pas avant "la fin de l'année".

Pas au courant du plan social

Elle a, en revanche, nié que l'Etat ait été mis au courant de ces suppressions d'emplois avant les élections européennes par le directeur général de la branche française de GE, Hugh Bailey, qui était conseiller du président Emmanuel Macron à Bercy lorsqu'il était ministre de l'Économie.  « On n'était pas plus au courant que les personnes concernées", a-t-elle affirmé.

"Une erreur" pour Sibeth Ndiaye

Et Sibeth Ndiaye a dit ne pas croire que le choix de céder la branche énergie d'Alstom à GE, lorsque Emmanuel Macron était ministre de l'Economie, ait été "une erreur": "à l'époque, il y avait une cohérence d'ensemble" et "on considérait que le marché mondial du gaz était encore suffisamment porteur pour avoir intérêt à réaliser cette vente".

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