Selon le communiqué préfectoral, "un foyer de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été confirmé le vendredi 28 novembre 2025 au sein d’une exploitation située sur la commune de Pouilley-Français". La commune se trouvait déjà dans la zone réglementée de 50 kilomètres instaurée le 12 octobre autour des foyers détectés dans le département voisin du Jura.
Dépeuplement du troupeau et nouvelles mesures sanitaires
Face à cette confirmation, un arrêté préfectoral de déclaration d’infection (APDI) a été pris le 28 novembre. Il permet la mise en œuvre de mesures strictes destinées à contenir la maladie. L’arrêté prévoit notamment "le dépeuplement de l’unité de bovins dans laquelle la présence de la DNC a été confirmée", conformément à la réglementation européenne, laquelle impose le dépeuplement total des troupeaux infectés pour éviter la propagation de la maladie.
Une nouvelle zone réglementée d’un rayon de 50 kilomètres a également été instaurée autour de ce foyer. Ces arrêtés "instaurent […] des mesures de prévention par renforcement de la surveillance vétérinaire, ainsi que des interdictions et restrictions notamment sur le déplacement des bovins visant à éviter que la maladie ne se diffuse dans d’autres élevages". Les départements du Doubs, de la Côte-d’Or, de Haute-Saône, de Saône-et-Loire et du Jura sont concernés par ce périmètre.
Soutien aux éleveurs et mobilisation des services de l’État
Les autorités rappellent que "les services de l’État sont pleinement mobilisés, avec l’ensemble des partenaires concernés, pour soutenir les éleveurs frappés par la maladie de leurs cheptels". Depuis le mois d’octobre, trois réunions publiques ont été organisées, rassemblant plus de 600 exploitants agricoles.
Un numéro vert est mis à disposition des éleveurs : 03 39 59 58 58 (du lundi au vendredi de 9h à 12h, hors week-ends et jours fériés).
"Une maladie animale non transmissible à l’homme"
La préfecture rappelle également les caractéristiques de la DNC. Il s’agit "d’une maladie strictement animale qui n’affecte que les bovins, les zébus et les buffles". Les ovins et caprins ne sont pas concernés. La maladie "n’est pas transmissible à l’homme", mais elle peut entraîner "des pertes de production importantes" dans les élevages touchés.
L’objectif des autorités demeure inchangé : "l’éradication totale et rapide de la maladie".
