Un jeune homme pêche à l’aimant et remonte des munitions de guerre

Publié le 14/09/2021 - 16:38
Mis à jour le 14/09/2021 - 15:14

Appel à la prudence •

Depuis le début du mois de septembre 2021, la police a été requise à deux reprises suite à des objets de "type obus"pêchés à l’aimant dans le Doubs. C'est pourquoi, elle lance un appel à prudence...

 © Police Nationale 25
© Police Nationale 25

Le 30 août dernier, deux adolescents ont sorti de l’eau un morceau métallique rouillé qui présentait les caractéristiques d’un obus. Ils sont parvenus à le remonter à la surface grâce à un puissant aimant. La curiosité des deux jeunes les a poussés à essayer d’ouvrir l’objet notamment en le jetant au sol… Fort heureusement, aucun blessé n’a été à déplorer.

Le 1er septembre, c’est un autre jeune homme qui est parvenu à pêcher deux engins similaires à des obus. Ils pesaient une dizaine de kilogrammes chacun. Il les a rapportés à son domicile sans aucune protection. La procédure d'intervention des démineurs n'est pas encore clôturée, la nature précise des objets sera communiquée ultérieurement.

Une nouvelle histoire qui aurait pu se finir très mal…

Dans les deux cas, les services de déminage ont été sollicités et sont intervenus.

Des risques importants d’explosion

Contre la pollution ou avides de découvertes originales, les adeptes de la pêche magnétique sont "de plus en plus nombreux, et de plus en plus jeunes", déplore la police.

C’est pourquoi, elle souhaite rappeler qu’en dépit d’un vaste travail de déminage opéré sur le territoire français à l’issue des deux guerres mondiales, des munitions se trouvent toujours enfouies ou dans les cours d’eau. "La pratique de la pêche magnétique expose les amateurs à de graves blessures. En effet, les munitions oxydées présentent des risques d’explosion, aux conséquences qui peuvent être dramatiques, si les engins ne sont pas désamorcés rapidement", explique la police.

Et d’ajouter : "L’impact entre l’aimant et l’obus ou sa sortie de l’eau peuvent en effet entraîner une détonation ou un risque d’inflammation ou de contamination par un agent toxique selon le type d’obus".

De plus, la pêche à l’aimant peut conduire à mobiliser en urgence (et parfois de nuit) des équipes d’astreinte opérationnelle, sur des missions qui les détournent de leur vocation première.

Une pratique autorisée dans le Doubs et interdite en Haute-Saône

Sur le département de la Haute-Saône, cette activité a été interdite par arrêté préfectoral le 13 juillet dernier.

Dans le Doubs elle reste autorisée, mais soumise aux règles encadrant la détection d’objets enfouis, à savoir :

  • Sur les terrains privés (forêts, puits, étangs...), l'autorisation du propriétaire est requise et, si la recherche concerne un objet intéressant, l'histoire, la préhistoire, l'art ou l'archéologie, une demande d'autorisation doit obligatoirement être adressée à la Préfecture.
  • Pour les cours d'eau, lacs, fleuves, rivières et canaux, l'autorisation de l'Etat, propriétaire des biens sous-marins, est requise.

Les personnes réalisant des prospections sans autorisation requise commettent un délit et sont passibles d’une amende de 7.500 €.

En cas de découverte de munitions (obus, grenades…), d’arme ou d’engin suspect, contactez immédiatement le 17. "Ne manipulez pas l’objet !", alerte une nouvelle fois la police.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Faits Divers

140 km/h et alcool au volant : le cocktail mortel de l’accident du boulevard Blum

Le dimanche 19 septembre 2021, une infirmière de 59 ans était tuée dans un accident à l'intersection entre la rue Francis Clerc et le boulevard Léon Blum qui concentre 14% des accidents corporels et matériels à Besançon. Le procureur de la République, Étienne Manteaux, a précisé ce lundi les circonstances de l'accident mortel.
Offre d'emploi
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 15.84
couvert
le 28/09 à 12h00
Vent
3.17 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
84 %

Sondage