Une grève contre la menace de fermeture de l'usine historique de PSA à Hérimoncourt

Publié le 11/03/2019 - 13:44
Mis à jour le 17/04/2019 - 10:22

Les salariés de PSA à Hérimoncourt dans le Doubs sont en grève ce lundi 11 mars 2019 contre le risque de fermeture de leur site, deux jours avant une réunion où le constructeur doit préciser ses intentions, a-t-on appris de source syndicale.

site PSA Hérimoncourt © Google Street View ©
site PSA Hérimoncourt © Google Street View ©

Lancée par les syndicats FO (majoritaire), CFDT et CGT, la grève a débuté à 5H00, bloquant l'entrée de tous les camions sur le site, a indiqué Michaël Faucompré, responsable FO. Le mouvement a été suivi par "90%" des quelque 50 salariés permanents de l'équipe de matin, sur un effectif total de 204 personnes, selon M. Faucompré. La direction du site faisait état de "30 grévistes".

Usine historique de Peugeot

Usine historique de PSA ouverte en 1833 à côté de Sochaux, Hérimoncourt est menacée de fermeture par un projet de transfert de son activité principale -les pièces de rechange- l'an prochain vers le site du constructeur à Vesoul en Haute-Saône.

L'appel à la grève concerne également l'équipe d'après-midi, plus importante (une centaine de salariés), mais il ne devrait pas se prolonger au-delà de ce lundi, a poursuivi le responsable syndical.  L'avenir du site d'Hérimoncourt entraîne une importante mobilisation des élus et de la population locale, depuis les menaces apparues il y a un mois. Dans ce contexte, une délégation d'élus a été reçue jeudi par des dirigeants de PSA, en sous-préfecture de Montbéliard. Selon l'un de ses membres, le député du Doubs (LREM) Frédéric Barbier, elle s'est résumée à une "première prise de contact, sans présentation de chiffres" mais aurait témoigné de la volonté de PSA de "maintenir une activité industrielle" sur place. "Pour nous, le transfert +à Vesoul+ n'est pas à l'ordre du jour", a dit M. Barbier à l'AFP.

Selon M. Faucompré, la grève de lundi a pour objectif de "se faire entendre de PSA" en prévision d'une réunion mercredi, où la direction doit détailler aux syndicats ses arguments justifiant le projet de transfert et les éventuelles pistes de reconversion. "Nous sommes convaincus que le site est suffisamment rentable pour garder son activité actuelle. C'est notre priorité", a dit M. Faucompré, en prévision des échanges de mercredi qui se dérouleront au siège de PSA à Poissy (Yvelines) dans le cadre de la commission paritaire sur le suivi de l'accord de compétitivité du groupe "Nouvel élan pour la croissance".

Social

Carte scolaire dans le Doubs : l’UNSA-Éducation alerte sur une école sous tension

Le Comité social d'administration académique (CSASD) du Doubs, chargé de la carte scolaire des écoles maternelles et élémentaires, s’est tenu mercredi 1er avril 2026, après une ”saga budget” jugée épuisante par les syndicats. L’UNSA-Éducation a publié un communiqué pour commenter les décisions prises et les enjeux éducatifs locaux.

Refus d’agrément de l’avenant 72 : une décision contestée dans le secteur de l’aide à domicile

Le 17 mars, marqué comme la journée nationale des aides à domicile, ”aurait pu être l’occasion pour le gouvernement de témoigner concrètement de sa reconnaissance envers les professionnels de la Branche de l’aide à domicile”. Deux jours plus tard, une décision gouvernementale est venue susciter l’incompréhension dans le secteur. C'est ce que déplore l'Union nationale de l'aide, des soins et des services aux domiciles (Una).

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Baptiste Clerin, nouveau président du CPSTI Bourgogne–Franche-Comté

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) Bourgogne Franche-Comté a procédé à l’élection de son président à l’occasion de la séance d’installation de la nouvelle mandature, organisée le 27 janvier 2026. Les membres de l’instance ont désigné Baptiste Clerin (CPME) à la présidence et Ludovic Mille (FNAE) à la vice-présidence pour un mandat de quatre ans.

Jérôme Durain alerte sur la fragilisation des CESER par une réforme parlementaire

Le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Jérôme Durain, a exprimé, dans un communiqué du 28 janvier 2026, son opposition à une disposition que le Parlement s’apprête à adopter et qui, selon lui, fragiliserait les Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER).

Dermatose bovine en BFC : des syndicats agricoles appellent à une gestion “fondée sur la responsabilité collective”

Dans un communiqué commun du 17 décembre 2025, la FRSEA Bourgogne Franche-Comté et les Jeunes Agriculteurs de la région alertent sur la nécessité de maintenir une stratégie rigoureuse de gestion des risques sanitaires face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Les organisations insistent sur une approche strictement sanitaire et collective pour faire face à la crise.

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale : Force ouvrière du Doubs appelle les députés à voter contre

L’Union départementale Force ouvrière (FO) du Doubs a adressé une lettre ouverte aux députés du département, les invitant à voter contre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Le vote solennel est prévu le 16 décembre.

Étudiants précaires, des bibliothécaires toujours sur le pont à Besançon…

En septembre dernier, les bibliothécaires universitaires organisaient la "Troc-Party". Objectif : permettre aux étudiants ayant peu de moyens de les conserver pour manger régulièrement et leur apporter à titre gratuit ce dont ils ont besoin par ailleurs, des vêtements aux fournitures universitaires, en passant par des produits d’hygiène corporelle.

Mobilisation du 2 décembre : où sont les manifestations prévues ce mardi en Bourgogne Franche-Comté ?

La CGT a appelé à une journée de grève et de manifestation le 2 décembre 2025, afin de défendre "un budget de progrès social" alors que le Sénat poursuit ce lundi l’examen du projet de loi de finances. Retrouvez le programme des manifestations prévues ce mardi en Bourgogne Franche-Comté.

La Région Bourgogne-Franche-Comté triplement récompensée aux Prix Territoria 2025

La Région Bourgogne-Franche-Comté a été largement distinguée lors des Trophées Territoria 2025, en recevant trois prix saluant des initiatives innovantes menées sur son territoire. La cérémonie s’est tenue le vendredi 21 novembre 2025 dans la salle des fêtes de la mairie de Paris, en présence de plusieurs élus régionaux.

José Aviles réélu secrétaire général de l’UD CGT du Doubs

José Aviles a été réélu secrétaire général de l’UD CGT du Doubs pour la troisième fois, avec 100 % des voix portées par les congressistes. Le syndicat rappelle qu’une mobilisation est prévue le 2 décembre 2025 pour "davantage de justice sociale sur l’ensemble du territoire".

Budget 2026 : des syndicats appellent à la mobilisation le 2 décembre

Alors que se poursuit l’examen du budget 2026, la CGT estime que le débat démocratique est fragilisé par les délais parlementaires et par les positions de la droite et de l’extrême droite. Le syndicat appelle à "maintenir la pression pour gagner de vraies mesures de justice fiscale" et organise une journée de mobilisation intersyndicale (FSU, la CGT et Solidaires) le 2 décembre.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 15.35
nuageux
le 03/04 à 15h00
Vent
3 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
52 %