Une peine de prison mise à exécution... 12 ans après la condamnation

Publié le 16/10/2020 - 07:26
Mis à jour le 16/10/2020 - 08:19

Un « tortionnaire domestique » qui s’était réfugié en Suisse pour échapper à la justice française a été interpellé douze ans après sa condamnation en France à cinq ans de prison, a annoncé  le procureur de Besançon.

"Il est resté longtemps dans l'impunité en Suisse, mais la justice française à la mémoire longue et cette peine, douze ans après les faits, a été menée à exécution", s'est félicité le procureur de la République de Besançon, Etienne Manteaux.

L'ancien habitant d'Orchamps-Vennes dans le Haut-Doubs, aujourd'hui âgé de 55 ans, avait fui en Suisse au début des années 2000 alors qu'il était visé par une enquête pour des violences et des agressions sexuelles sur les membres de sa famille.

Il avait été condamné en 2008 à Besançon, en son absence, à 5 ans de prison pour "violences habituelles" sur sa femme et ses trois enfants et "agressions sexuelles par ascendant" sur les enfants.

"C'était un tortionnaire domestique qui incitait par exemple son fils à frapper ses soeurs pour +devenir un homme+", selon M. Manteaux.

Un mandat d'arrêt européen avait été délivré pour demander aux autorités judiciaires suisses d'interpeller le mis en cause mais il n'avait jamais été remis aux autorités françaises.

Le quinquagénaire a finalement été identifié mardi lors d'un contrôle routier en Saône-et-Loire, où il s'était discrètement installé "en imaginant que la peine était prescrite", a confié le procureur. Or, la justice française a veillé à mener des actes d'enquête réguliers, afin que la condamnation ne soit toujours pas prescrite en 2020.

Présenté au parquet de Besançon qui lui a notifié sa condamnation, il a 10 jours pour faire appel de sa condamnation. Il a été placé en détention provisoire jusqu'à la fin du délai d'appel.

Justice

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 32.66
couvert
le 13/07 à 14h00
Vent
0.75 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
35 %

Sondage