Valladont, chasse, pêche, nature et médaille d'argent aux JO de Rio

Publié le 12/08/2016 - 23:44
Mis à jour le 16/04/2019 - 10:19

A la traque à la médaille, c’est un cador : l’archer de Boussières (Grand Besançon) Jean-Charles Valladont, 27 ans,  passionné de chasse et de pêche, a remporté la médaille d’argent individuelle, samedi aux JO-2016 de Rio. Et le n°4 mondial regarde déjà vers Tokyo 2020.

Le "taulier" de l'arc français, selon les mots de l'entraîneur de l'équipe de France Marc Dellenbach, a encore visé juste, même en finale, jusqu'à la dernière manche. Mais le Sud-Coréen Ku Bonchan, N.2 mondial et déjà sacré par équipes samedi dernier, était vraiment trop fort (7-3).

  • Valladont : "Je fais du tir à l'arc pour me faire plaisir. En finale, tu sais que tu as ta médaille. Tu tires sans pression, c'est vraiment l'extase. Ca m'a rendu très heureux"

"J'étais venu pour une médaille. Aujourd'hui (vendredi), elle est à moi", s'est félicité l'archer âgé de 27 ans, sans laisser paraître d'émotion particulière.

Le parcours du Franc-Comtois n'a pourtant pas été de tout repos vendredi, mais il est resté maître de ses nerfs. Il s'est fait peur en quarts de finale, en battant l'Italien Mauro Nespoli à la flèche décisive. Mais le chasseur a su se faire patient, et après avoir raté ses premiers sets, il a réussi à revenir dans le match et à rattraper sa proie. Rebelote en demi-finale : mené par le Néerlandais Sjef van den Berg, N.5 mondial, il a su revenir dans la partie, faire craquer son adversaire et s'imposer malgré le vent (7-3).

'Tuer un sanglier', comme une médaille

"Avec ton arc, si tu veux arriver à tirer un sanglier ou un chevreuil, tu es obligé d'approcher à 15-20 mètres au grand maximum", explique ce passionné de chasse. "Si on tire trois flèches par an, c'est le bout du monde. La satisfaction, c'est d'avoir réussi à tuer un sanglier avec ton arc après quatre heures à ramper dans un champ de maïs. C'est un peu comme aller chercher une médaille olympique une fois tous les quatre ans", compare le tout nouveau vice-champion olympique.

Au quotidien, Valladont partage sa vie entre l'Insep, les parties de chasse, de pêche, sa cave et sa cuisine. L'archer de Boussières, à une dizaine de kilomètres de Besançon, reste éloigné des réseaux sociaux, préférant descendre en Sologne après un entraînement pour y passer une nuit à l'affût dans un mirador, plutôt que de s'adonner à un quelconque vice électronique.

"J'aime la bonne bouffe, explique celui dont les barbecues sont célèbres à l'Insep. Chez moi, j'ai un fumoir, des saloirs, donc je fais mes jambons, mes pâtés, mon foie gras, mon saumon fumé... Il y a des gens qui rentrent chez eux et se mettent sur un divan à jouer à la PlayStation, à aller sur internet, sur les réseaux sociaux. Moi, je rentre chez moi le soir, et si j'ai deux heures, je fais cinquante saucissons."

 A Tokyo pour l'or en 2020

Le tir à l'arc n'est donc pas arrivé par hasard dans la vie du Doubien. D'autant que la vigne étant la passion de son père, et le métier de sa soeur, un avenir dans le marathon ou le cyclisme professionnel semblait assez éloigné des centres d'intérêt familiaux.

"On peut boire et bien manger au tir à l'arc, on n'est pas un sport où on a besoin de sauter à la perche. Si on fait cent kilos, on n'arrivera pas à monter à plus trois mètres. Ce n'est pas le cas (à l'arc). Ce qu'il faut, c'est être fort physiquement et psychologiquement. On peut obtenir de très bonnes performances en étant comme ça", assure Valladont. Sa compagne se plaît à dire qu'il serait prêt à échanger une médaille contre une maison en Sologne. Lui en doute, même si "ce paradis de la chasse" le "rend heureux".

S'il n'a pas arrêté sa décision concernant un éventuel déménagement, il a, en revanche, déjà Tokyo et les JO-2020 en tête. "Je serai à Tokyo, affirme-t-il. Je vais tout faire pour y être. Je n'ai pas eu l'or aujourd'hui, alors..."

JO Rio 2016

Laura Glauser “sauve” les Bleues aux JO

La gardienne remplaçante a permis, grâce à une série d’arrêts incroyables, à l’équipe de France féminine de handball de décrocher la première médaille olympique de son histoire. Malgré la performance, la Haut-Saônoise Laura Glauser, formée Besançon et aujourd’hui à Metz, reste humble et parle d’une victoire collective.

Tir à l’Arc : Valladont qualifié pour les quarts de finale

En battant largement le tireur de Singapour Witthaya Thamwong en trois sets (6-0), le Franc-Comtois Jean-Charles Valladont s’est qualifié ce vendredi 12 août pour les quarts de finale. Il affrontera ce vendredi soir à 20h13 (heure française) l’Italien Mauro Nespoli, champion olympique par équipe en 2012 en quart de finale.

Contre-la-montre : problème de vélo pour Alexis Vuillermoz aux JO

En Cyclisme, dans l’épreuve du contre-la-montre, le Franc-Comtois a terminé sa course en 29e position (1:20:43.87) à plus de huit minutes du vainqueur, le Suisse Fabian Cancellara (1:12:15.42). Alexis Vuillermoz s’est déclaré gêné par ses freins qui touchaient la roue arrière de son vélo. « Frustrant »

Haltérophilie : Bernardin Kingue Matam termine 8e au JO, mais attend les contrôles antidopage

Dans la catégorie des moins de 69 kilos en haltérophilie, Bernardin Kingue Matam originaire de Besançon, s’est déclaré « un peu déçu » de son résultat, car « trop loin du podium »  à l’issue de l’épreuve finale de mardi soir au Riocentro. Il n’hésite pas en revanche à remettre en cause la clarté de quelques un de ses concurrents… et espère gagner au moins quatre places…

Sport

Coupe du Monde : une fan zone pour suivre le match de la France le 14 juillet à Besançon

Mise à jour • À l’issue de la victoire de la France, jeudi 9 juillet 2026, contre le Maroc en quart de finale de la Coupe du monde de football, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a annoncé qu’une fan zone sera installée sur le parking Battant pour la demi-finale prévue le mardi 14 juillet 2026.

Pas de combiné nordique aux prochains Jeux Olympiques d’hiver Alpes 2030

Le Comité international olympique a bouclé mardi 7 juillet 2026 à Lausanne le programme sportif d'Alpes 2030. Parmi les décisions prises, le comité a décidé de l’intégration de deux nouvelles disciplines : le freeride et le patinage artistique synchronisé, mais a également choisi de sortir le combiné nordique du programme des Jeux. Un coup dur pour la discipline et la région Franche-Comté qui compte plusieurs champions de la discipline.

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

Un international français débarque au BesAC

Jamais encore le BesAC n'avait compté dans ses rangs un international français. Voilà qui est désormais chose faite avec l'accord donné par le meneur Charly Pontens pour intégrer l'effectif 2026-2027 du club bisontin en Nationale 1, a-t-on appris du club ce mardi 7 juillet 2026.

Sondage – Où préférez-vous regarder les matchs de la coupe du monde de football ?

Si les fan zones commencent à s’implanter aux quatre coins de la France, il n’en est encore rien à Besançon. L’équipe de France s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe du monde et affrontera le Maroc jeudi 9 juillet 2026 à 22h00. Cette semaine, nous nous intéressons au lieu où vous préférez regarder les matchs.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.1
couvert
le 11/07 à 02h00
Vent
1.59 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
63 %

Sondage