Groupe local de traitement de la délinquance à Planoise : quels résultats ?

Publié le 05/04/2018 - 04:30
Mis à jour le 16/04/2019 - 16:26

Depuis la mise en place du GLTD le 25 septembre 2017, le parquet de Besançon a réuni ce mardi 3 avril 2018  les différents acteurs du groupe local de traitement de la délinquance et annonce un premier bilan : 74 procédures, concernant 108 individus, ont été ouvertes. 

"Il fallait éviter que ce quartier parte à la dérive et bascule dans des problématiques encore plus difficiles à gérer"a admis la procureure de Besançon avant la tenue de la réunion de bilan du GLTD de Planoise mise en place à la rentrée 2017. "Il était temps qu'on intervienne…"

Le groupe local de traitement de la délinquance  a pour mission de mieux coordonner les actions entre la justice, les forces de l'ordre – police et gendarmerie – et d'autres acteurs comme les bailleurs sociaux, la protection judiciaire de la jeunesse ou encore l'éducation nationale. En ligne de mire : le trafic de stupéfiants "de moyenne et de grande intensité" qui gangrenait le quartier, les acheteurs de drogue venant de Besançon, mais aussi de toute la région, de Dijon et même de Suisse. 

Jean-Louis Fousseret : "Besançon ne part pas à la dérive…"

"Le maire de Besançon ne peut-être que satisfait de cette coordination. Nous sommes plus efficaces sur le terrain. J'en veux pour preuve les opérations menées avec succès ces dernières semaines par la police et la gendarmerie" a précisé Jean-Louis Fousseret tout en saluant l'efficacité de la vidéoprotection. "Les habitants réclament de la sécurité et de la tranquillité publique. Il y a un besoin de rétablir la confiance (…), mais je ne peux pas laisser dire que Besançon part à la dérive"a-t-il insisté en précisant que l'arrivée entre 15 et 25 policiers dédiés à Planoise, dans le cadre de la mise en place de la police de sécurité du quotidien à partir de septembre, permettrait également de redéployer les forces de police sur l'ensemble du territoire bisontin. "On prépare l'arrivée du dispositif avec des effectifs dédiés sur Planoise qui connaitront mieux les acteurs et les habitants du quartier et avec des moyens matériels supplémentaires"a précisé Raphaël Bartolt, le préfet du Doubs. 

"Rendre les immeubles aux habitants…"

Cordonné par Christine De Curraize, ce groupe local du traitement de la délinquance se réunit tous les mois pour faire le point. Le GLTD permet des échanges d'informations afin de monter des opérations de police mieux ciblées et plus efficaces. 

"Casser le trafic de stupéfiants et rendre les immeubles aux habitants" ont été les deux premiers axes forts du groupe local. "Les trafiquants de stupéfiants ont quitté certaines adresses trop souvent visitées par police (…) Les délinquants savent désormais qu'ils sont poursuivis"indique-t-elle. "On peut penser que cela déplace la délinquance, mais cela permet déjà aux habitants d'être plus tranquilles…"

Réponse pénale "forte"

Un premier bilan a été établi par la vice-procureure de la République de Besançon : 74 procédures pour 108 personnes interpelées sont 27 rien que sur le mois de mars 2018. Sur 108 individus, 31 sont mineurs. 15 d'entre eux ont fait l'objet d'un déferrement au parquet devant le juge pour enfants avec interdiction de revenir sur le quartier de Planoise afin de les éloigner du cercle de la délinquance et de les protéger des têtes de réseaux (voir vidéo). 

Pour les majeurs, "la réponse pénale est forte"explique Christine De Curraize. Sur 77 individus, 18 ont été présentés en comparution immédiate avec le plus souvent un mandat de dépôt à la clé. 

Pour les usagers des stupéfiants, qui parfois, dérangent plus les habitants par leurs comportements, le parquet tente de trouver une une réponse de soin adaptée avec mise à l'épreuve. 

Edwige-Roux Morizot a enfin tenu à saluer les excellents résultats de la police et de la gendarmerie dans le domaine des trafics de stupéfiants. "On n'éradiquera pas la délinquance… mais il y a un seuil de tolérance face à cette délinquance. Il faut la contenir et faire en sorte que ce seuil de tolérance ne soit pas dépassé comme il l'a été à une époque sur les 408… "

Justice

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