La trêve des expulsions débute vendredi soir

Publié le 31/10/2014 - 08:15
Mis à jour le 31/10/2014 - 09:30

Dans la crainte de voir arriver l’huissier et les policiers et de se retrouver à la rue: des milliers de familles menacées d’expulsion pour impayés vont bénéficier d’un répit à partir de ce vendredi 31 octobre 2014 à 21h, avec le début de la trêve hivernale. 

 ©
©

Cette trêve a été obtenue par l'Abbé Pierre après l'hiver 54. Elle démarre chaque année le 1er novembre mais débute véritablement la veille au soir, les expulsions étant interdites entre 21h et 6h00. Elle interdit jusqu'au 31 mars toute expulsion de locataires, même si le propriétaire a entamé une procédure judiciaire. 

Jusqu'à vendredi soir, la situation reste tendue pour beaucoup de foyers, souligne Benoît Filippi, du Réseau Stop aux expulsions (Resel), car "les expulsions s'accentuent juste avant la trêve". Forcément, souligne Jean Perrin, président de l'Union nationale des propriétaires immobiliers, puisque la trêve réduit la période d'intervention. Il plaide pour sa suppression, qui permettrait d'étaler sur l'année les expulsions, qui selon lui "ne sont pas plus nombreuses". Par contre, "il y a beaucoup de retards de paiement. Au lieu de payer le 5 du mois, le locataire paye le 25".

Une aggravation de la situation pour la fondation Abbé Pierre

La Fondation Abbé Pierre note elle "une aggravation de la situation". De plus en plus de femmes seules avec enfants, de personnes au chômage ou en fin de droits appellent sa plateforme téléphonique "Allo prévention expulsion" 

Ce sont des gens "qui ne se chauffent plus ou a minima", qui vivent "une vie de restrictions" pour tenter de rester dans leur logement, mais qui "finissent par basculer", explique Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation. La trêve constitue "un répit" pour eux, dit-il. "La crise entraîne une augmentation des impayés, qui entraîne une augmentation des assignations en justice, qui entraîne une augmentation des jugements, et donc une augmentation des expulsions".                

En 2013, près de 162.000 assignations en justice ont eu lieu, et près de 123.000 familles ont fait l'objet d'une décision d'expulsion pour dette locative. Toutes ces décisions n'aboutissent pas à une expulsion par la force publique. En 2012 (derniers chiffres connus), les interventions manu militari s'établissaient autour de 11.000. Car au fil de la procédure, beaucoup de ménages partent d'eux-mêmes, souvent en catimini par honte, parfois aussi par la violence de certains propriétaires.

Pour Patrick Doutreligne, "la prévention des expulsions a été abandonnée". Et "le drame c'est qu'il n'y a pas de solution de relogement", face à un manque de logements sociaux et un dispositif d'hébergement saturé qui laisse déjà de plus en plus de SDF dehors.

(Avec AFP)

Social

À Besançon, l’Est Républicain est en grève ce vendredi

Les salariés de neuf titres de la presse quotidienne régionale du groupe Ebra se mettent en grève ce vendredi 9 octobre 2026, suite à l’appel du Syndicat national des journalistes. En cause ? Le plan social en cours au sein du groupe. À Besançon, des journalistes de l'Est Républicain prévoient de distribuer des tracts ce vendredi matin devant l'agence du Crédit Mutuel et devant la rédaction du journal à partir de 10h00.

Le Syndicat national des journalistes appelle à la grève contre le recours à l’IA dans les rédactions d’Ebra

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) appelle les journalistes de L’Est Républicain et de Vosges Matin à rejoindre, vendredi 9 octobre 2026, un mouvement de grève annoncé dans les neuf titres du groupe Ebra. Le syndicat dénonce notamment les conséquences du plan de réorganisation engagé par le groupe sur les métiers de la rédaction et l’introduction d’outils d’intelligence artificielle dans le travail éditorial.

À Novillars, la CGT alerte encore sur les conditions d’accueil des jeunes…

Un an après avoir saisi le préfet du Doubs, le syndicat CGT du Centre hospitalier de Novillars dénonce, dans un communiqué du jeudi 8 octobre 2026, la persistance de difficultés à l’Espace Accueil Ados (EAA), unité de pédopsychiatrie accueillant des jeunes nécessitant une hospitalisation.
 

Avec " Parrains de Cœur ", le GBDH renforce son engagement pour l’inclusion

Après une première édition riche en échanges et en émotions, le Grand Besançon Doubs Handball poursuit cette saison son engagement dans le cadre du projet "Parrains de Cœur". Pour cette nouvelle édition 2026, le dispositif évolue avec l’intégration d’une nouvelle structure : l’UEE Camus du DAME du Grand Besançon, ainsi que le DAME Pluriel Haut-Doubs/Doubs-Central (site de Baume-les-Dames).

Mouvement lycéen : nouvel appel à la grève et à manifestation le 8 octobre à Besançon

Dans un communiqué du 7 octobre 2026, la CGT éducation, FSU25, Fnec-FP-FO et Sud éducation, appellent à se mobiliser une nouvelle fois aux côtés des lycéens par la grève et lors d’une manifestation prévue à 14h, place de la Révolution à Besançon.

À Besançon, les représentants lycéens reçus par le recteur : ”On est contents, on a été très écoutés”

Après plus de deux semaines de mobilisation dans plusieurs établissements bisontins, cinq représentant(e)s lycéens ont été reçus mercredi 7 octobre 2026 au rectorat de Besançon par Pierre Moya, recteur de l’académie. L’entretien, qui s’est déroulé de 9 h 30 à 10 h 45, s’est tenu dans un climat décrit comme cordial et respectueux par les élèves. À la sortie de l’audience, ceux-ci se disent satisfaits d’avoir pu exposer directement leurs revendications, tout en soulignant que les réponses attendues relèvent désormais du niveau national.

Colère lycéenne : les jeunes maintiennent la pression, un rendez-vous avec le recteur mercredi

Après la manifestation de mardi 6 octobre, les lycéens mobilisés poursuivent leur mouvement ce mercredi. À Pasteur, comme d'autres lycées bisontins, l'établissement est bloqué et une assemblée générale se tient ce matin pour décider des prochaines actions. De plus, un entretien avec le recteur de l'Académie de Besançon est également prévu.

Mouvement lycéen : plusieurs milliers de manifestants déambulent dans le calme à Besançon

La nouvelle mobilisation lycéenne a débuté ce mardi 6 octobre à Besançon. Le rassemblement a pris forme dès 10 heures au parc des Glacis, avant un départ en déambulation en direction du centre-ville. À 11h45, plusieurs milliers de personnes étaient réunies, selon les observations de notre journaliste sur place. Au total, ils étaient 4500 réunis à Besançon selon le décompte de la CGT.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.12C°
légère pluie
le 11/10 à 14h00
Vent
2.56 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
73 %

Sondage