Décision le 17 janvier pour 38 militants anti-OGM jugés à Dijon

Publié le 16/11/2018 - 18:16
Mis à jour le 16/11/2018 - 18:16

La justice rendra sa décision le 17 janvier prochain au sujet de 38 militants anti-OGM dont le procès s’est achevé ce vendredi 16 novembre 2018 à Dijon après la destruction en 2016 de plants de colza, a-t-on appris de sources concordantes.
 

Le tribunal correctionnel, qui avait renvoyé une première fois ce procès en avril en raison d'un mouvement de grève des avocats, examinait depuis jeudi ces fait remontant à novembre 2016 près de Dijon: la destruction d'une parcelle de Colza du groupe agricole Dijon Céréales.

Pour les militants anti-OGM, le colza "Clearfield" en question, créé par le géant allemand de l'agrochimie BASF et obtenu par mutagenèse, une technique qui consiste à modifier les propres gènes d'une plante, constituait bien un OGM au sens de la législation européenne.

Or la directive européenne applicable aux OGM prévoit des règles strictes d'autorisation, de traçabilité, d'étiquetage et de surveillance. Les prévenus estiment ainsi avoir "détruit un bien qui n'aurait jamais dû exister, qui est illégal", selon leur avocat Me Guillaume Tumerelle, qui a invoqué devant les magistrats une décision rendue en juillet par la Cour de justice de l'UE (CJUE).

Dans un arrêt qui était très attendu par les associations environnementales, la juridiction européenne avait alors considéré que "les 
organismes obtenus par mutagenèse sont des OGM au sens de la directive sur les OGM", à laquelle ils doivent donc être soumis. La CJUE avait toutefois souligné une exception: la directive ne s'appliquerait pas aux organismes obtenus par les techniques "qui ont été 
traditionnellement utilisées pour diverses applications et dont la sécurité est avérée depuis longtemps".

C'est dans ce cas de figure que souhaite s'inscrire Dijon Céréales, qui maintient que ses plants n'étaient pas soumis à la réglementation applicable aux OGM. Les militants anti-OGM ont commis une "infraction pénale" en s'"introduisant sur une parcelle privée" pour y détruire les plants de Colza, a ajouté Me Anne Geslain, l'avocate du groupe agricole. La coopérative a également fait valoir que ces variétés ont été créées "pour répondre aux problématiques des agriculteurs et notamment le développement de mauvaises herbes" en utilisant moins de produits chimiques.

(Source AFP)

Justice

Procès Zepeda pour l’assassinat de Narumi Kurosaki : de nouvelles recherches sur un ADN inconnu

Dix ans après la disparition d'une étudiante japonaise à Besançon, la cour d'assises du Rhône a demandé mercredi 18 mars 2026 à la police de tenter d'identifier un ADN trouvé sur son oreiller, accédant à la demande des avocats de son ex-petit ami chilien Nicolas Zepeda, rejugé pour assassinat.

Féminicide : Nicolas Zepeda jugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Le Chilien Nicolas Zepeda est jugé pour la troisième fois, à partir de mardi 17 mars 2026 à Lyon, pour l'assassinat en 2016 de son ex-petite amie japonaise à Besançon et devrait, sauf coup de théâtre, continuer à nier malgré des indices confondants. Même en l'absence de cadavre, de preuve et d'aveu, il a déjà été condamné deux fois à 28 ans de prison, en 2022 puis en appel en 2023, un verdict annulé par la Cour de cassation en 2025 pour un vice de procédure. 

Fraude et travail illégal : la gendarmerie du Doubs a saisi 7,5 millions d’euros en 2025

La gendarmerie du Doubs a saisi près de 7,5 millions d'euros d'avoirs criminels en 2025, dans le cadre de la lutte contre le travail illégal et la fraude, a annoncé samedi 14 mars 2026 la colonelle Elodie Montet, commandante du groupement départemental. Les avoirs criminels sont les profits issus d'une activité criminelle ou délictuelle.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -1.23
nuageux
le 27/03 à 03h00
Vent
1.09 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
92 %