Affaire Grégory : la défense de Murielle Bolle veut faire annuler sa mise en examen

Publié le 26/09/2017 - 14:03
Mis à jour le 26/09/2017 - 14:03

Les avocats de Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory, vont déposer une requête en nullité de sa mise en examen pour enlèvement "dans le courant de la semaine prochaine", a indiqué l'un d'eux, Me Jean-Paul Teissonnière, mardi 26 septembre 2017.

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Murielle Bolle dans les années 80 © capture ina FTV
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Sa mise en examen « est irrégulière » en raison notamment « de l’absence d’indices graves et concordants », estime le conseil, pour qui il n’y a pas de charges nouvelles à l’encontre de sa cliente, déjà suspectée dans le passé. Cette requête sera examinée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon, dont la présidente Claire Barbier instruit l’affaire.

Demande d’annulation de la garde à vue de Murielle Bolle des 2 et 3 novembre 1984

Âgée de 48 ans, Murielle Bolle a été mise en examen fin juin pour enlèvement suivi de mort. Adolescente en 1984, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter.

Le grand-oncle du petit Grégory, Marcel Jacob, dont la mise en examen avec sa femme Jacqueline, mi-juin, avait relancé cette affaire vieille de près de
33 ans, a demandé de son côté une révision de son contrôle judiciaire. Cette demande sera examinée le 25 octobre par la chambre de l’instruction de Dijon, a-t-on appris mardi auprès de son avocat, Me Stéphane Giuranna. D’abord placé en détention, le couple accusé d’enlèvement et séquestration
suivis de mort avait été remis en liberté quelques jours plus tard sous contrôle judiciaire strict, avec obligation de résider séparément.

Les conseils de Murielle Bolle comptent aussi demander « l’annulation de la garde à vue des 2 et 3 novembre 1984 (lors de laquelle elle avait incriminé
Bernard Laroche, ndlr) et de tous les actes qui en sont la conséquence », a précisé Me Teissonnière. Ils invoqueront également la nullité des « actes illicites réintroduits en fraude dans le dossier par le président Simon », magistrat instructeur de 1987 à 1990, a ajouté le conseil, qui envisage un pourvoi en cassation en cas de rejet.

Un revirement dû à des violences familiales

Murielle Bolle, après avoir été placée en détention le 29 juin, avait été libérée le 4 août, elle aussi sous contrôle judiciaire strict.

Selon l’accusation, la jeune fille de 15 ans était bel et bien présente lors de l’enlèvement de Grégory et son revirement s’explique par des violences
familiales subies à l’époque. Les époux Jacob, aujourd’hui septuagénaires, sont quant à eux soupçonnés d’avoir été les « corbeaux » de l’affaire et d’avoir fomenté le rapt de l’enfant dans le cadre d’un « acte collectif ».

(Source : AFP)
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