Affaire Grégory : réquisitions de mise en examen pour "séquestration" pour le grand-oncle Marcel Jacob

Publié le 16/06/2017 - 13:44
Mis à jour le 20/06/2017 - 07:18

Le parquet général a requis une mise en examen pour "séquestration" à l'encontre de Marcel Jacob, un grand-oncle du petit Grégory présenté à la justice ce vendredi 16 juin à Dijon au terme de sa garde à vue, a-t-on appris auprès de son avocat. Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, avaient été déférés ce vendredi matin au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction dans l'enquête sur l'affaire Grégory, a-t-on appris de source proche du dossier.

Mise à jour ce 16 juin 2017 à 13h40

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Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l’enfant assassiné), et sa femme Jacqueline avaient été placés en garde à vue mercredi dans un spectaculaire rebondissement de cette affaire, plus de 32 ans après la découverte du corps du petit Grégory, pieds et poings liés, dans la Vologne le 16 octobre 1984.

De source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob s’est contenté d’affirmer qu’il ne se rappelait rien. Placée en garde à vue en même temps qu’eux, la belle-soeur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, a, elle, été remise en liberté jeudi en fin d’après-midi.

Une dizaine d’audition

Parallèlement à ces gardes à vue, une petite dizaine d’auditions ont été menées par les gendarmes pour confirmer les soupçons des enquêteurs, a-t-on précisé de même source. Ces gardes à vue relancent une des plus grandes énigmes de l’histoire criminelle française.

Marcel Jacob et Michel Villemin, frère de Jean-Marie et défunt époux de Ginette, étaient très liés à Bernard Laroche, premier suspect de l’affaire,
libéré puis tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, son cousin. A ce stade, « les investigations montrent que plusieurs personnes ont
concouru à la réalisation du crime », a déclaré jeudi Jean-Jacques Bosc, le procureur général de Dijon, devant la presse.

De nouvelles expertises

De nouvelles expertises d’une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée en 1983 au père de Grégory, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob. Selon une source proche du dossier, des documents écrits par la grand-tante de Grégory « ont été retrouvés en perquisition » à des fins de comparaison.

Les enquêteurs s’étaient aussi penchés à de nombreuses reprises, dans le passé, sur un mystérieux « corbeau » ayant revendiqué le meurtre de l’enfant, en invoquant une « vengeance » dans une lettre postée apparemment avant la découverte du corps, en 1984. Si les expertises n’ont pas permis d’en identifier l’auteur, « on peut cependant observer une similitude importante des termes » utilisés dans ce document avec la lettre de 1983, a relevé le procureur général.

Mise à jour ce 16 juin 2017 à 13h40

Le parquet général a requis une mise en examen pour « séquestration » à l’encontre de Marcel Jacob, un grand-oncle du petit Grégory présenté à la justice vendredi à Dijon au terme de sa garde à vue, a-t-on appris auprès de son avocat.

Une demande de placement en détention provisoire pour quatre jours a également été requise, selon Me Stéphane Giuranna. « En vingt ans d’exercice professionnel, je n’ai jamais vu ça de ma vie. Je pense qu’il y a un piège et qu’ils vont nous sortir de nouveaux éléments lundi. Je ne comprends pas », a-t-il déclaré. 

Le procureur général près la cour d’appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc, n’a pas souhaité confirmer ni infirmer la teneur de ses réquisitions. Marcel Jacob, oncle maternel de Jean-Marie Villemin (le père de l’enfant assassiné), 71 ans, a été déféré au parquet général vendredi matin aux côtés de son épouse, Jacqueline, 85 ans. Tous deux avaient été placés en garde à vue mercredi. Par ailleurs, les enquêteurs ont retrouvé des notes du suspect dans lesquelles il affirme qu’il n’est pas le meurtrier de l’enfant, selon une source proche du dossier.

(Source AFP)

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