Agression d’un pompier à Évian - Les sapeurs-pompiers du Doubs sortent du silence et dénoncent des violences quotidiennes

Publié le 13/05/2025 - 17:30
Mis à jour le 15/05/2025 - 14:39

Le 10 mai 2025, un sapeur-pompier du corps départemental de Haute-Savoie a été délibérément percuté par un conducteur impliqué dans un rodéo urbain, devant le centre d’incendie et de secours d’Évian-les-Bains. L’agent, grièvement blessé, est actuellement dans le coma. En réaction à cet acte de violence, le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Doubs a publié un communiqué de presse ce mardi 13 mai, dans lequel il affirme son soutien, mais aussi dénonce des agressions de plus en plus violentes en intervention.

Le Sdis 25 affirme son ”entier soutien à leur camarade, ainsi qu’à sa famille et à ses camarades du corps départemental de Haute-Savoie”. Le message est signé par les sapeurs-pompiers du Doubs, mais aussi par les personnels administratifs et techniques ainsi que les élus du conseil d’administration.

Cette agression, qualifiée d’”incompréhensible”, met en lumière une tendance préoccupante : la multiplication et l’aggravation des violences à l’encontre des sapeurs-pompiers. ”Cette agression incompréhensible reflète malheureusement la triste réalité à laquelle sont confrontés, tous les jours, en ville comme en zones rurales, les sapeurs-pompiers pourtant sauveteurs altruistes au service de la population”, souligne le SDIS du Doubs.

”Tous les sapeurs-pompiers victimes d’agression de porte pas plainte par crainte de harcèlement ou de représailles”

Dans le département du Doubs, bien que le nombre d’agressions reste stable, leur intensité augmente. Sur les 12 derniers mois, 36 actes de violence ont été enregistrés. Ces agressions ont concerné au total 90 sapeurs-pompiers, qu’ils soient professionnels ou volontaires. ”C’est un vrai souci au quotidien, il y a toujours une crainte d’un dérapage, d’un coup de couteau, c’est un souci permanent du chef d’équipe d’essayer de garantir la sécurité de ses personnels”, nous précise par téléphone Stéphane Beaudoux, contrôleur général du Sdis 25.

Les formes de ces violences sont variées : insultes, crachats, menaces — avec ou sans arme —, intimidations, et coups portés. Fait notable : dans 86 % des cas, les agresseurs sont également les personnes pour lesquelles les pompiers sont appelés à intervenir.

Face à cette situation, ”le Service départemental d’incendie et de secours du Doubs dénonce les agressions dont sont victimes au quotidien les sauveteurs dans l’accomplissement de leur mission de service public de secours, et demande des sanctions exemplaires à l’encontre des agresseurs”, conclut le communiqué. Selon Stéphane Beaudoux, ”tous les sapeurs-pompiers victimes d’agression de porte pas plainte par crainte de harcèlement ou de représailles”.

Bientôt, des caméras piéton et des gilets par-lame pour les pompiers

Pour les prévenir des violences, les sapeurs-pompiers Doubs suivent des stages de sensibilisation aux violences, des stages de mises en situations violentes, et des modalités d’intervention sont mises en place conjointement avec la police et la gendarmerie pour les violences urbaines. ”Il arrive parfois que dans certaine zones d’intervention, on n’intervienne pas sans la présence de la police ou de la gendarmerie”, nous précise Stéphane Beaudoux.

En cas de fait de violence, il est existe une procédure interne de signalement systématique des agressions qui remonte à la hiérarchie et les sapeurs-pompiers sont encouragés à déposer plainte , ”mais malheureusement on ne peut pas le faire à leur place”, déplore le contrôleur général. 

De plus, les sapeurs-pompiers victimes de violence peuvent bénéficier d’un accompagnement psychologique et des équipement spécifiques ont été intégré à des engins, tels que des vitres renforcés ou un dispositif permettant d’éteindre un feu sans sortir du véhicule. ”Mais tout cela a une limite à la fois éthique et psychologique : les secouristes ne sont pas des forces de l’ordre et ils n’ont pas envie d’être déguisés en des ‘Robocop’ avec des véhicules blindés pour secourir !”, souligne Stéphane Beaudoux.

Bientôt, les sapeurs-pompiers du Doubs vont expérimenter des caméras piéton et le port de gilets par-lame pour éviter de prendre un coup de couteau.

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