Armes létales et vidéosurveillance à Besançon : les élus insoumis saisissent le préfet du Doubs

Publié le 26/09/2026 - 09:30
Mis à jour le 25/09/2026 - 17:02

À Besançon, le conseil municipal de rentrée du 17 septembre 2026 continue de susciter des réactions. Les élu(e)s de La France insoumise, Séverine Véziès, Hélène Magnin-Feysot et Martin Mellion, mettent aujourd’hui en cause la légalité de deux délibérations adoptées lors de cette séance, l’une concernant l’armement létal de la police municipale, l’autre l’extension de la vidéosurveillance. Ils ont saisi le préfet du Doubs afin qu’il exerce son contrôle de légalité et demande, le cas échéant, au tribunal administratif de suspendre ces décisions.

Séverine Véziès © Alexane Alfaro
Séverine Véziès © Alexane Alfaro

Dans un communiqué du 24 septembre 2026, le groupe estime que ces deux délibérations ”présentent de sérieux motifs d’illégalité”. Ils demandent au représentant de l’État de procéder à leur examen et ont joint à leur démarche un courrier adressé à la préfecture.

Une convention de coordination au cœur du débat

Premier dossier contesté : l’armement de la police municipale. Selon les élu(e)s insoumis, la convention de coordination entre la police municipale et la police nationale, qui constitue selon eux une condition au port d’armes, serait arrivée à expiration en 2024. Ils reprochent à la majorité municipale d’avoir choisi de modifier le texte existant plutôt que d’attendre l’aboutissement d’une nouvelle convention, actuellement annoncée comme étant en cours de concertation. Leur communiqué évoque ainsi une ”simple révision” d’une convention arrivée à échéance.

Les élus soutiennent qu’une convention expirée ”ne se proroge pas, ne se révise pas”. Ils mettent également en avant l’existence, selon eux, d’une obligation de réaliser en amont un diagnostic de sécurité du territoire, destiné notamment à apprécier la nécessité et la proportionnalité du recours aux armes. ”Interrogés en séance, le Maire et son adjoint n'ont pas été en mesure de nous répondre ni d'en faire état”, affirment les élu(e)s de LFI.

30 nouvelles caméras en question

L’autre délibération visée concerne la vidéosurveillance. Le projet prévoit l’installation de 30 nouvelles caméras ainsi que le renouvellement de dispositifs déjà implantés. Le groupe d'opposition reproche à la municipalité d’avoir soumis le rapport au vote sans fournir, selon eux, plusieurs éléments permettant d’apprécier le projet : note explicative, plan d’implantation, données chiffrées relatives à la délinquance, étude sur les conséquences du dispositif pour la vie privée ou encore coût global.

Dans leur communiqué, les élus estiment que les questions posées en séance n’ont pas reçu de réponses satisfaisantes. Ils accusent ainsi la majorité de demander au conseil municipal de se prononcer ”à l'aveugle sur une surveillance accrue de l'espace public et des personnes qui y transitent”.

Des exigences juridiques mises en avant

Pour les conseillers municipaux insoumis, les éventuelles irrégularités ne relèvent pas de simples questions de procédure. Ils considèrent que les garanties juridiques entourant l’armement des policiers municipaux et la surveillance de l’espace public participent directement à la protection des libertés individuelles : ”Un programme politique ne se substitue pas à l’État de droit”, écrivent-ils, avant de dénoncer ”une privation grave des garanties juridiques pour le respect des droits et des libertés de toutes et tous les Bisontines et Bisontins”.

La saisine du préfet a pour but de permettre d’examiner la conformité des deux délibérations au droit en vigueur. Le contrôle de légalité exercé par le représentant de l’État peut notamment conduire, lorsqu’un acte est considéré comme illégal, à une saisine du tribunal administratif.

La sécurité, un enjeu revendiqué par les élus

Tout en contestant les modalités retenues par la municipalité, LFI affirme ne pas remettre en cause l’importance de la sécurité publique. ”La sûreté est un enjeu majeur et c’est un des droits les plus fondamentaux garantis par notre Constitution”, écrivent-ils. Ils contestent en revanche l’idée que la réponse puisse se limiter à des dispositifs de surveillance ou à l’armement des agents municipaux, estimant que ”l’efficacité n’est pas prouvée”. Ils défendent à la place ”une vraie politique municipale de tranquillité publique basée sur la présence humaine, le dialogue et la prévention”.

Au-delà des deux délibérations, le communiqué revient enfin sur le déroulement du conseil municipal du 17 septembre. Les élus insoumis dénoncent plus largement ce qu’ils présentent comme le mode de gouvernance du nouveau maire, affirmant que ”quelles que soient les questions des élu·es, il refuse d’y répondre”. Ils rappellent à ce titre que le conseil municipal est une assemblée délibérante et demandent que les élus disposent, lors des séances, des informations nécessaires à l’exercice de leur mandat.

Politique

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Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

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Primaire de la gauche : à Besançon, la victoire de Raphaël Glucksmann fait réagir

Le leader de Place Publique a remporté haut la main dimanche soir la primaire de la gauche sociale-démocrate. Rapahël Glucksmann a ainsi été désigné candidat à la présidentielle du PS, de Place Publique et de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) dès le premier tour. Une large victoire avec plus de 66% des voix qui a notamment fait réagir à Besançon. 

Record de fréquentation des piscines à Besançon : bientôt un ”Besançon Plage” ?

Ce vendredi 9 octobre, Ludovic Fagaut, maire de Besançon et président de Grand Besançon Métropole, a présenté les chiffres de la saison touristique 2026. Une saison notamment marquée par plusieurs épisodes caniculaires, qui ont influencé en bien ou moins bien la fréquentation des sites touristiques. Du côté des piscines, records battus avec 95 000 visiteurs cet été (contre 80 000 en 2024 et 2025)... Et si les prévisions météorologiques se confirment, les étés à venir pourraient être tout aussi chauds, voire davantage. Dès lors, ne serait-il pas temps de créer un nouvel espace de baignade à Besançon ? Ludovic Fagaut apporte des éléments de réponse.

Accident à Besançon : des " tirs de mortier " visent les secours lors d’une intervention

Deux tirs de mortier ont été lancés jeudi 8 octobre 2026 en direction des secours alors qu’ils intervenaient rue du Luxembourg, à Besançon, à la suite d’un accident de la circulation. Un véhicule des sapeurs-pompiers a été touché, sans faire de blessé. La police municipale et la police nationale étaient sur place.
 

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Crise lycéenne : Laurent Croizier demande une demi-journée de débat dans tous les lycées

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À Besançon, une crèche de Planoise visée par des tirs de mortiers

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux lundi 5 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce les tirs de mortier qui ont visé la crèche d’Artois, vers 12 h 30. Les 35 enfants présents dans l’établissement ont été confinés à l’intérieur pendant l’intervention de la police nationale.

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