Assises de Vesoul : "le tueur à la hache" nie les faits

Publié le 12/10/2015 - 19:30
Mis à jour le 15/04/2019 - 12:02

Surnommé "le tueur à la hache", Mohamed Faleh, 70 ans, condamné deux fois à la perpétuité, et accusé d'avoir tué le patron d'un bar de Sochaux en 1998, a réfuté les accusations à l'ouverture de son procès aux assises de Vesoul en ce lundi 12 octobre 2015.

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©Alexane Alfaro
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Un accusé surendetté

Portant une veste de survêtement, des lunettes et le crâne dégarni, Mohamed Faleh est apparu détendu et impassible au premier jour de son procès. « Je ne reconnais pas les faits« , a simplement déclaré l’accusé derrière la vitre du box des accusés après l’énoncé des faits par la cour.
Au premier jour des débats, la cour a voulu cerner la personnalité de Faleh, pour comprendre comment cet ancien ouvrier des usines Peugeot né au Maroc, en dépit d’un salaire mensuel de 12.000 francs (1.830 euros) tiré de son travail de nuit, s’est retrouvé face à d’importants problèmes d’argent, accumulant jusqu’à 160.000 francs de dettes (24.400 EUR), au point de se placer en surendettement.

Interrogé sur la nature de ses rapports aux jeux (paris hippiques et poker), Mohamed Faleh a dit pratiquer ces jeux « comme tout le monde« , sans convaincre le président de la cour. 

L’assassinat prémédité et motivé par l’argent

Faleh est accusé d’avoir soigneusement préparé l’assassinat du patron du bar du Commerce à Sochaux, Mohamed Sellami, 66 ans, dont il savait qu’il avait de l’argent au moment des faits, selon Me Thierry Moser, un des avocats de la famille de la victime, qui s’est portée partie civile.

Le 17 novembre 1998, le corps de Mohammed Sellami avait été trouvé dans un parking de Belfort. Plusieurs coups de hache lui avaient été portés à la tête. L’agresseur avait tenté de le décapiter. Selon l’accusation, le septuagénaire, alors domicilié au-dessus du bar du Commerce où il louait une chambre à M. Sellami, aurait conduit ce dernier à bord d’un véhicule emprunté à un ami, pour le tuer et le dépouiller dans un parking de Belfort.

Des dettes mystérieusement épongées

 Dans les jours qui ont suivi les faits, l’accusé aurait épongé plusieurs dettes à l’aide de billets de 500 francs similaires (76 euros) à ceux que Mohamed Sellami avait coutume de conserver dans une poche.

Faleh avait été arrêté en mars 1999, dénoncé par sa dernière victime, un compagnon de poker qui lui avait miraculeusement échappé malgré deux coups sévères portés à la tête à l’aide d’une petite hache.
Le verdict est attendu dans la soirée du jeudi 15 octobre 2015.

(AFP)

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