Besançon : un homme radicalisé incarcéré pour non-respect de son contrôle judiciaire

Publié le 30/11/2019 - 11:43
Mis à jour le 30/11/2019 - 11:43

Un homme radicalisé de 25 ans, qui avait pris en otage un surveillant de la prison de Dijon en 2016, a été condamné vendredi à Besançon à six mois de prison et incarcéré pour non-respect de son contrôle judiciaire, a-t-on appris ce samedi 30 novembre 2019 auprès du parquet.

Palais de justice Besançon © D poirier
Palais de justice Besançon © D poirier

L'homme ne s'était pas présenté mardi au commissariat de Besançon, comme l'oblige son contrôle judiciaire depuis sa sortie de prison le 9 octobre. "Il n'a pas respecté son obligation de signature. Ce sont des personnes qui sont astreintes à signer à des horaires définis, ce qui n'a pas été le cas", a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon, confirmant une information de L'Est républicain.

"Il y avait eu des précédents de retard, un rappel à la loi", a ajouté le parquet, précisant que l'homme était considéré comme radicalisé. Interpellé à son domicile puis jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Besançon, il a été condamné à six mois de prison et incarcéré.

En récidive légale, il encourt 20 ans de prison et doit être jugé pour ces faits en janvier 2020 à Dijon

En novembre 2016, il avait retenu pendant quelques heures, sous la menace d'une arme artisanale, un surveillant pénitentiaire, qui s'était présenté seul à la porte de sa cellule pour lui rapporter un sac de vêtements.  Il avait agi pour obtenir un "transfert vers un autre établissement pénitentiaire", selon le ministère de la Justice à l'époque.

Le détenu, incarcéré au moment des faits à la maison d'arrêt de Dijon pour une attaque à main armée, avait été mis en examen pour "violences volontaires avec incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à huit jours" et "séquestration". En récidive légale, il encourt 20 ans de prison et doit être jugé pour ces faits en janvier 2020 à Dijon, selon L'Est républicain.

D'après le quotidien, l'homme est soupçonné par les services de renseignement de vouloir se rendre au Niger, son pays d'origine, pour rejoindre des groupes terroristes au Mali. Toujours selon le journal, il avait été en contact avec deux détenus radicalisés: Sid Ahmed Ghlam, soupçonné d'avoir tué une femme et préparé un attentat imminent contre une église de Villejuif (Val-de-Marne) en 2015, et Michaël Chiolo, qui avait gravement blessé avec deux couteaux en céramique deux gardiens de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) en mars. Sa compagne, retranchée avec lui pendant près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison, avait été tuée dans l'intervention du Raid.

(Source AFP)

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