Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Publié le 09/07/2026 - 10:10
Mis à jour le 09/07/2026 - 09:59

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

 © Tribunal judicaire
© Tribunal judicaire

Cette initiative s’inscrit "dans une volonté commune de développer une réponse pénale plus adaptée aux atteintes de faible gravité commises au détriment de l’environnement", souligne le tribunal judiciaire de Besançon dans un communiqué du 8 juillet 2026..

Les dépôts sauvages de déchets, les abandons d’ordures ou d’autres atteintes environnementales de faible gravité "portent atteinte au cadre de vie et aux espaces naturels", rappelle le tribunal de Besançon. Or, les sanction prononcées sont souvent limitées à des amendes qui "ne permettent pas toujours de répondre pleinement aux objectifs de prévention de la récidive et de responsabilisation des auteurs".

Le dispositif créé et signé le 3 juillet dernier à Besançon vise ainsi à donner un contenu concret et pédagogique à la sanction en permettant aux personnes concernées de participer directement à des actions de préservation de l’environnement.

35 heures au service de la protection de l'environnement

Dorénavant la convention prévoit que dans le cadre d’une condamnation à un travail d’intérêt général ou d’une composition pénale comportant un travail non rémunéré, les personnes éligibles accompliront une semaine de 35 heures au sein de structures engagées dans la protection de l’environnement.

Le parcours alternera des séquences de sensibilisation et des activités de terrain tels que prévention et réduction des déchets, ramassage de déchets, plantation de haies, entretien d’espaces naturels remarquables ou encore découverte des enjeux liés à la biodiversité.

"L’objectif est de faire de l’exécution de la mesure un temps de réparation concrète au bénéfice de la collectivité, tout en favorisant la prise de conscience des conséquences des infractions commises", souligne le tribunal.

Un partenariat au service de l’intérêt général

La mise en œuvre du dispositif "repose sur une coopération étroite entre les magistrats du siège et du parquet, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation du Doubs, ainsi que plusieurs organismes d’accueil investis dans la protection de l’environnement", précise encore le communiqué.

À ce jour, trois partenaires se sont engagés dans cette démarche :

  • la Fédération départementale des chasseurs du Doubs ;
  • l’association Zéro Déchet ;
  • le Conservatoire d’espaces naturels de Franche-Comté.

Chaque structure accueillera les personnes orientées vers le dispositif et leur proposera des activités adaptées, sous l’encadrement de référents spécialement désignés.

Fermeté, réparation et prévention

Au-delà de la sanction, "cette convention traduit une conception de la justice qui associe fermeté, réparation et prévention". "En permettant aux auteurs d’infractions environnementales de contribuer directement à la préservation des espaces naturels, ce dispositif répond à une triple ambition : restaurer le lien entre la sanction et le dommage causé, renforcer la responsabilisation des auteurs et apporter un bénéfice concret au territoire", ajoute encore le tribunal de Besançon.

La première semaine de TIG-TNR environnemental se déroulera en semaine 42 de l’année 2026. Ce dispositif inédit est appelé à devenir un nouvel outil de la politique pénale conduite par le parquet de Besançon en matière de protection de l’environnement, qui pourra également être déployé au sein des autres parquets avec l’aide du pôle régional de l’environnement.

Justice

Violences sexistes et sexuelles : un dernier rassemblement à Besançon avant le vote d’une loi " intégrale "

Réunies lundi 12 octobre devant le palais de justice de Besançon, des membres de l’Intersyndicale féministe et des personnes mobilisées chaque lundi depuis juin dernier, ont appelé une dernière fois les députés à adopter une loi dite intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, assortie de moyens financiers conséquents et d’un volet préventif renforcé.

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 6.44C°
couvert
le 22/10 à 23h00
Vent
3.01 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
88 %

Sondage