Anne Vignot et Anthony Poulin, ancien adjoint, estiment que cette décision "rappelle que la liberté d’expression ne permet pas de tenir des propos accusatoires sans aucun fondement, d’autant plus à l’égard d’une Maire, représentante de la République".
Pour rappel, une peine de travail d'intérêt général avait été requise mercredi 27 mai à Besançon à l'encontre de la militante du collectif d'extrême droite, jugée pour diffamation contre une personne dépositaire de l'autorité publique, soit l'ancienne maire écologiste Anne Vignot. Le 8 janvier 2025, des militantes de Némésis s'étaient introduites dans le bâtiment où Mme Vignot présentait ses voeux. Elles avaient déployé une banderole "violeurs étrangers bienvenus", en scandant "Vignot complice", puis jeté des tracts présentant une photo de l'élue portant l'inscription "Soutien aux violeurs étrangers".
La militante du collectif d'extrême droite Némésis a été condamnée vendredi à une peine de 2.000 euros d'amende
avec sursis et 500 euros de préjudice moral pour diffamation envers l'ancienne maire écologiste de Besançon.
"Cette bataille pour les valeurs de la République est essentiel"
Dans leur communiqué, Anne Vignot et Anthony Poulin considèrent que cette décision judiciaire revêt une portée plus large. Ils dénoncent ce qu'ils qualifient de détournement de la liberté d'expression par l'extrême droite.
"La liberté d’expression est aujourd’hui détournée par l’extrême droite pour tenter de justifier toutes les haines, toutes les outrances, toutes les désinformations, et pour délégitimer les règles juridiques qui l’encadrent et en font une véritable garantie démocratique", écrivent-ils. Ils ajoutent : "Nous continuerons à dénoncer les dérives du débat public. Cette bataille pour les valeurs de la République est essentiel."
Enfin, Anne Vignot et Anthony Poulin estiment que cette décision illustre le rôle de l'institution judiciaire dans le fonctionnement démocratique. "En rappelant le cadre de la liberté d’expression, la justice démontre son rôle dans la robustesse de notre démocratie. Elle doit être soutenue et accompagnée", concluent-ils.
Yona Faedda a annoncé faire appel de cette condamnation. "C'est un peu n'importe quoi d'être condamnée pour ça,
parce que ce n'est pas de la diffamation, on a encore le droit de dire ce qu'on pense", a-t-elle déclaré devant la presse. La jeune femme de 21 ans s'est dite soulagée de ne pas avoir été condamnée à une peine de travail d'intérêt général, comme l'avait requise le parquet lors de l'audience du 27 mai.
(maCommune.info avec AFP)


