Drapeau palestinien à Besançon : Laurent Croizier saisit le préfet

Publié le 24/06/2025 - 08:45
Mis à jour le 24/06/2025 - 09:20

Le député du Doubs, Laurent Croizier (MoDem), dénonce vivement la décision de la municipalité de Besançon d’avoir hissé, le lundi 23 juin, le drapeau palestinien sur l’esplanade des Droits de l’Homme. Il déplore une initiative prise "sans consultation préalable des élus ni aucun débat démocratique", regrettant avoir été informé "uniquement par le biais de la presse et des réseaux sociaux".

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Dans un communiqué ferme, l’élu bisontin rappelle que "le conflit israélo-palestinien est une tragédie et un drame humanitaire" et exprime sa "profonde douleur pour les victimes israéliennes et palestiniennes, pour les 49 otages encore détenus par le Hamas à Gaza, et pour les Palestiniens pris au piège de la violence et du cynisme de l’organisation terroriste islamiste".

Pour Laurent Croizier, l’affichage d’un seul drapeau envoie un signal partisan, contraire à l’esprit républicain : "Par ce geste, les élus de la municipalité choisissent d’afficher une posture partisane et rompent avec le devoir de neutralité qui s’impose à la Ville de Besançon". Il estime que ce choix "ne peut qu’attiser les tensions", dans un contexte national marqué par "une recrudescence très inquiétante des actes antisémites depuis les attaques du 7 octobre 2023".

"Un message véritablement humaniste aurait consisté à faire figurer, côte à côte, les drapeaux israélien et palestinien"

Le député déplore également que ce geste symbolique relègue au second plan "les attaques du 7 octobre 2023 au cours desquelles les terroristes du Hamas se sont rendus responsables du pire massacre antisémite de notre histoire depuis la Shoah", rappelant que "48 de nos compatriotes français y ont perdu la vie".

À ses yeux, un message plus équilibré et pacificateur aurait été préférable : "Un message véritablement humaniste aurait consisté à faire figurer, côte à côte, les drapeaux israélien et palestinien, en témoignage d’un appel à la paix et au respect de toutes les victimes".

Souhaitant réaffirmer le caractère rassembleur et apaisé de l’espace public, Laurent Croizier conclut : "J’ai saisi le préfet du Doubs pour demander le retrait du drapeau, au nom du respect des valeurs républicaines et de la neutralité des institutions". Et de rappeler : "Nous devons tous veiller à ce que Besançon reste un lieu de solidarité, d’apaisement, et non d’affrontements".

Drapeau de la Palestine à Besançon

Retrait du drapeau palestinien à Besançon : les réactions des personnalités politiques et associatives locales

Mise à jour à 14h55 • La justice a ordonné jeudi 26 juin 2025, à la mairie écologiste de Besançon de retirer le drapeau palestinien qu'elle avait fait installer lundi sur le parvis de l'hôtel de ville. Une décision qui a profondément divisé et fait réagir des personnalités politiques locales.

Drapeau palestinien : Anne Vignot se défend et demande au préfet de ”reconsidérer” sa position 

Après avoir hisser le drapeau de la Palestine lundi 23 juin devant la mairie de Besançon, le préfet du Doubs a demandé à Anne Vignot de le retirer. Dans un courrier dont nous avons reçu une copie ce mardi soir, la maire demande au préfet de ”reconsidérer” sa position et défend fermement sa décision.

Drapeau palestinien : le préfet du Doubs demande à la maire de Besançon de le retirer

Comme nous vous en informions, ce lundi 23 juin à 19h00, Anne Vignot, maire de Besançon, a fait apposer le drapeau palestinien sur le parvis de l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon. Dans ces circonstances, le préfet du Doubs lui a adressé un courrier ce mardi 24 juin "pour lui rappeler le principe de neutralité des services publics (et de leurs bâtiments), constamment réaffirmé par la jurisprudence." 

La maire de Besançon hisse le drapeau palestinien : un geste fort, mais controversé

VIDÉOS • Ce lundi 23 juin à 19h, sur l’esplanade des Droits de l’Homme, la maire de Besançon, Anne Vignot, a procédé à une cérémonie symbolique en hissant le drapeau palestinien aux côtés de ceux de la France, de l’Ukraine et de l’Union européenne. Elle était entourée de son premier adjoint Abdel Ghezali, d’élu(e)s municipaux, de membres d’associations et de citoyens venus nombreux pour l’occasion.

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