En Franche-Comté, 16.000 personnes ont poussé la porte du Secours Catholique en 2024

Publié le 20/11/2025 - 15:24
Mis à jour le 20/11/2025 - 15:26

VIDEO • Depuis 30 ans, le secours catholique effectue un état de la pauvreté en France à travers les statistiques d’accueil des publics reçus. En Franche-Comté, 16.000 personnes en situation de précarité ont été à la rencontre des bénévoles. On en parle ce 20 novembre 2025 avec Antoine Aumonier, délégué du Secours Catholique dans la région.

Loin des idées reçues, la pauvreté touche une large partie de la population. Un point sur lequel insiste le Secours Catholique ce jeudi afin d’apporter un autre regard sur les personnes en situation de précarité.

En 2024, les femmes représentaient 56 % des personnes rencontrées. Elles étaient déjà majoritaires en 1994, soit une augmentation de +5 points en 30 ans. Cette catégorie implique également les enfants "22 % des enfants se trouvent dans des ménages n’ayant aucune ressource", précise Gilles Christophe, président de la délégation du Secours Catholique en Franche-Comté.

Interview d'Antoine Aumonier, délégué du Secours Catholique dans la région et de Annie Abraham, coiffeuse bénévole


Une hausse des personnes étant en CDI et provenant du milieu rural

Parmi les personnes reçues au Secours Catholique, on note également une augmentation des personnes ayant un CDI "72 % des personnes occupent un emploi précaire et 28 % de personnes rencontrées ont un emploi en CDI en 2024", relève l’association.

Concernant les personnes se trouvant en milieu rural, le nombre de ménage passant la porte du Secours Catholique a "doublé en 30 ans", précise Gilles Christophe.

Enfin, les personnes exilées représentent 44 % du public reçu en Franche-Comté en 2024 contre 25% en 1994.

Il convient également de rappeler que le salaire médian est à 2.193 euros et le seuil de pauvreté se trouve à 1316 euros. Le secours catholique, lui, reçoit une majorité de personnes sous le seuil d’extrême pauvreté avec 565 euros (pour une personne seule).

Quelles solutions ?

Pour Gilles Christophe, "La pauvreté n’est pas une fatalité". Elle "n’est pas non plus un choix" et "est "liée à un tas de facteurs".

"Il faut que l’Etat s’engage (…) il y a aussi le besoin que les associations soient soutenues et aidées pour continuer à faire leur travail. Il faut aussi que le regarde change. On a besoin d’un regard d’empathie, d’ouverture et qui essaie de comprendre la complexité des situations dans lesquelles se débattent les personnes en situation de pauvreté", souligne Antoine Aumonier.

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