Face au froid, LFI veut que les logements vides soient réquisitionnés à Besançon

Publié le 08/01/2026 - 17:00
Mis à jour le 08/01/2026 - 17:40

Séverine Vézies, candidate LFI à l’élection municipal de Besançon, a co-signé une tribune publiée ce 8 janvier 2026 sur le site de Médiapart suite à la vague de froid qui sévit en France. Les signataires de cette tribune demandent notamment à ce que les logements vides soient réquisitionnés par l’Etat pour venir en aide aux plus démunis.

Martin Mellion et Séverine Véziès © Alexane Alfaro
Martin Mellion et Séverine Véziès © Alexane Alfaro

Tribune publiée dans Médiapart : "Nous ne laisserons pas mourir de froid, il faut réquisitionner les logements vides"

"Mourir de froid, dans la septième puissance économique mondiale, n’est ni un fait divers ni un accident : c’est un choix politique. Mettre fin au sans-abrisme n’est pas une utopie. C’est un devoir républicain. Puisque l’État fait le choix d’abandonner, les maires doivent faire le choix politique de sauver.

Deux chiffres : 350 000 personnes sont sans domicile fixe, tandis que plus de 2 millions de logements sont laissés vacants. Pour sauver des vies, il est urgent de réquisitionner pour loger femmes, enfants, hommes. Candidats aux élections municipales de mars 2026, nous refusons d’attendre de compter les morts de froid, qui sont en réalité des morts de l’inaction coupable de l’État et des collectivités

Les solutions existent en droit français. Les préfets peuvent réquisitionner des logements et des locaux vacants face à l’urgence. Ils peuvent confier ces biens à des organismes HLM et à des associations d’accompagnement social pour un usage durable. Ces outils, prévus par la loi, permettent d’agir immédiatement.

Puisque l’État fait le choix d’abandonner, les maires doivent faire le choix politique de sauver ! En cas d’urgence absolue lorsque des personnes dorment dehors par grand froid et que leur vie est donc mise en danger, le pouvoir de police du maire lui permet d’ordonner, à titre exceptionnel, la mise à disposition temporaire de locaux vacants pour prévenir une atteinte grave à la dignité humaine. Cette possibilité a été reconnue par le Conseil d’État.

Les maires qui prétendent ne rien pouvoir faire mentent. Insoumis et candidats à diriger nos communes, nous utiliserons tous les leviers pour que personne ne meurt de la rue. Nous utiliserons nos pouvoirs de police pour réquisitionner les bâtiments vides. Nous mettrons à disposition les bâtiments publics inutilisés plutôt que de les céder à des spéculateurs. Nous confierons à nos brigades du droit au logement le soin de réaliser un inventaire des logements vacants, et organiserons la mobilisation populaire pour que les préfets les réquisitionnent. Nous construirons avec les associations une stratégie du « logement d’abord » pour sortir de la rue les personnes sans-abris.

Le plan grand froid illustre à lui seul l’impasse actuelle des politiques publiques. Déclenché toujours trop tard, sous la pression médiatique et associative, il repose sur une logique absurde : attendre que le thermomètre passe sous un seuil administratif pour agir. Une politique inefficace et dangereuse. Entre 0 et 5 degrés, le froid tue tout autant, surtout des corps déjà fragilisés par la rue. Ouvrir quelques places temporaires dans des gymnases ou des salles municipales, pour quelques nuits, sans accompagnement social durable, ne permet pas de répondre aux besoins réels. Pire : l’urgence sociale est traitée comme une variable d’ajustement budgétaire par le gouvernement Macron, avec un nombre de places en hébergement d’urgence limité, quitte à laisser des centaines de personnes dehors malgré leurs appels au 115.

Mettre fin au sans-abrisme n’est pas une utopie. C’est un devoir républicain".

Municipales 2026

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Tribune de Nicolas Bodin : “Ne pas se tromper de combat ni de débat”

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Ludovic Fagaut élu maire de Besançon : Renaissance, Horizon(s) et le MFC saluent cette victoire

À l’issue de l’élection municipale à Besançon, Éric Alauzet, président de Renaissance Doubs, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté ainsi que plusieurs élu(e)s du Doubs du parti Horizon(s) ont réagi par voie de communiqué à l'élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. 

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit “pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants”

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Politique

Loi d’urgence agricole : deux rassemblements prévus samedi dans le Doubs avant le vote définitif

À quelques jours du vote définitif au parlement de la loi dite d'urgence agricole, prévu le 21 juillet 2026, deux rassemblements sont annoncés samedi 19 juillet dans le Doubs à l'appel de plusieurs associations. Baptisées ”À notre santé”, ces mobilisations se tiendront à 10 heures à la Gare d'eau de Besançon et à la Fontaine des Frenelots, entre Morteau et Les Fins.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Après trois mandat, Alain Joyandet fait ses adieux au Sénat

Le sénateur Alain Joyandet, a pris part le 8 juillet dernier à son ultime séance au Sénat durant laquelle il a pu poser une dernière question au Gouvernement en tant que sénateur de la Haute-Saône. L’homme politique avait annoncé en avril 2026 ne pas vouloir briguer un 4e mandat pour les prochaines élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre 2026.

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage