Facebook: les réflexions quotidiennes d'un élu bisontin

Publié le 18/11/2010 - 13:53
Mis à jour le 18/11/2010 - 13:53

Pascal Bonnet, conseiller municipal UMP à Besançon, fait part tous les jours de ses états d’âme sur Facebook. Pour développer sa communication.

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L’ancien patron de la fédération UMP du Doubs, qui a plus d’une trentaine d’années de militantisme à son actif, notamment avec les Giscardiens, a aujourd’hui 49 ans. Il n’est donc pas tombé dans internet quand il était petit. Pascal Bonnet, psychiatre de métier, a tout de même deviné assez tôt ce que le web pouvait apporter à l’homme politique.
« Au départ, fin août 2009, j’ai commencé par ouvrir une page sur Facebook à l’initiative d’amis et grâce à l’initiation d’un filleul de 25 ans également à l’UMP, mais à Paris. Je n’ai pas voulu en faire un outil privé, mais politique pour développer ma communication. C’est à la fois me permettre de réfléchir à ce que j’ai envie de dire et mieux faire rayonner mes idées. Le principe de cette note d’élu local c’est que je ne m’interdis aucun sujet et il n’y a pas de jour sans. En terme d’emploi du temps, je me limite tout de même ».
Ami d’Alain Fousseret
Et pour être sûr d’être lu même par ceux qui ne fréquentent pas Facebook, il envoie un relevé mensuel de ses écrits à des amis et à la presse. Son billet peut aussi avoir des vertus didactiques comme par exemple celui du 11 novembre : « Je me suis interrogé sur l'étymologie d'armistice et ai ouvert mon dictionnaire. C'est tout simplement - arrêter les armes- et issu du latin. Cela date du XVII° siècle et était au début féminin... comme la guerre et la paix... ».
Dans ses notes, Pascal Bonnet évoque essentiellement la politique locale et franc-comtoise -il a aussi été conseiller régional-, mais l’élu ne se prive pas d’aborder également des faits nationaux et internationaux, avec une petite prédilection pour l’Europe. Il échange volontiers avec ceux qui réagissent à ses billets et, surtout, peut rentrer facilement en contact avec des élus d’autres régions. Le cercle de ses 395 amis facebookiens va-t-il au-delà de l’UMP ? Pas vraiment, mais il y a des exceptions. « C’est assez cloisonné, mais Alain Fousseret, vice-président écologiste du conseil régional, fait partie de mes amis sur Facebook. Comme je n’avais pas de blog, l’idée de retrouver des amis a été un moteur et cet outil est plus souple ».
Libéré d’un poids
Pascal Bonnet regrette d’ailleurs de ne pas s‘être lancé plus tôt dans cette aventure, car « au-delà de la communication, c’est intéressant de marquer et de dater les choses ». C’est d’autant plus vrai, reconnait-il, depuis qu’il ne préside plus aux destinées de son parti au niveau départemental. « J’ai retrouvé une certaine liberté de parole. Avant, je travaillais plus pour l’équipe et pour les autres. Après 15 ans de mandat, j’ai aussi des choses à dire moi. Je n’ai pas toujours le même avis que Jean Rosselot (NDLR : chef de file de l’UMP à Besançon) et c’est notoire », dit-il comme si, grâce à son bloc-notes, il s’était libéré d’un poids.
Il émet tout de même quelques réserves. « C’est dangereux de parler de tout sur Facebook. Etaler sa vie privée comporte des risques », relève Pascal Bonnet. La politique oui, l’intimité non.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

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#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

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