Fausses bouteilles de Romanée-Conti : la prison requise contre un Russe et deux Italiens

Publié le 27/01/2017 - 14:37
Mis à jour le 16/04/2019 - 17:39

Des peines de trois ans de prison dont deux ferme contre un Russe et un an avec sursis contre deux Italiens, poursuivis pour des ventes de fausses bouteilles de la prestigieuse Romanée-Conti, ont été requises vendredi 27 janvier 2017 à Dijon.

JUSTICE

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Ces pratiques constituent « une atteinte considérable (…) à l’image de qualité de ce vin, met en cause la réputation d’une maison, la société civile Romanée-Conti, et de toute une région », a estimé dans son réquisitoire la procureure de la République Marie-Christine Tarrare devant le tribunal correctionnel, qui juge cette affaire depuis mercredi. Le parquet retient notamment l’escroquerie en bande organisée et l’utilisation frauduleuse d’appellation d’origine et a requis, en outre, 100.000 euros d’amende à l’encontre du prévenu russe Aleksandr Iugov et 50.000 euros chacun contre Enzio et Nicola Lucca, père et fils, restés en Italie et jugés en leur absence. Le domaine de la Romanée-Conti a pour sa part réclamé jeudi 500.000 euros de dommages et intérêts.

« Les faussaires ont été trop gourmands »

Au coeur de l’affaire, la vente entre 2012 et 2014 de quelque 400 bouteilles portant frauduleusement l’étiquette Romanée-Conti mais aussi, dans
une moindre quantité, de crus Musigny du domaine Leroy. « Les faussaires ont été trop gourmands (…), des Romanée-Conti, il en pleuvait », résume Mme Tarrare. Sur une parcelle de moins de deux hectares, le domaine de la Romanée-Conti produit chaque année entre 5.000 et 6.000 bouteilles, vendues via un réseau de distributeurs exclusifs à des prix pouvant atteindre 9.000 euros la bouteille.

A l’adresse de M. Iugov, la procureure interroge : « comment nous faire croire qu’il n’ait été qu’un simple exécutant ? », évoquant différentes identités sous lesquelles il commercialisait du vin et s’étonnant qu’il n’ait pas été alerté sur le caractère contrefait des bouteilles lorsque des premières demandes de remboursement lui sont parvenues. La veille, le prévenu s’était retranché derrière celui qu’il désigne comme son patron de l’époque, un Allemand qui a mis fin à ses jours en juillet 2014 dans son pays.

Les avocats d’Enzio et Nicola Lucca estiment quant à eux qu’il est impossible de les juger une seconde fois pour les mêmes faits, après une condamnation en Suisse en mars 2015 à 24 mois de prison avec sursis et 5.000 francs suisse d’amende chacun (environ 4.700 euros), ainsi qu’à 400.000 euros de dommages et intérêts pour le domaine de la Romanée-Conti.

(Source : AFP)
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