Féminicide : le compagnon de Céline Jardon mis en examen et incarcéré

Publié le 20/01/2022 - 15:28
Mis à jour le 20/01/2022 - 16:01

L’homme de 34 ans qui a reconnu avoir tué à l’arme blanche sa compagne lundi à Besançon a été mis en examen et incarcéré, a-t-on appris ce jeudi 20 janvier 2022 auprès du parquet de cette ville marquée par deux féminicides en l’espace de quelques semaines.

 © mCi
© mCi

"Il a été mis en examen pour meurtre sur conjoint" et "placé en détention provisoire", a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Etienne Manteaux.

Les faits se sont produits lundi soir, au domicile de la victime, âgée de 20 ans. Rapidement interpellé, son compagnon a reconnu les faits, sans pouvoir les expliquer, a précisé dans un communiqué la vice-procureur, Christine de Curraize. L'alerte avait été donnée par une amie de la victime qui, "apeurée", l'avait jointe par téléphone pour qu'elle appelle la police. Arrivée chez la jeune femme, son amie avait alors découvert son corps inanimé.

"Dix-huit" coups de couteau portés à la victime

Selon l'autopsie, la victime a reçu "dix-huit" coups de couteau, "principalement dans des zones létales, au niveau du cou" et dans le dos. L'un d'eux a sectionné "partiellement l'aorte", provoquant une "importante hémorragie" à l'origine du décès, selon Mme de Curraize.

Des traces de coups ont également été relevés "sur les bras, la région cervicale antérieure" et "le crâne de la victime", témoignant "d'une scène particulièrement violente", a-t-elle ajouté.

Le couple se connaissait "depuis environ trois ans" et leur relation était ponctuée de séparations. Des proches de la victime ont évoqué des "violences conjugales" de la part du suspect, toutefois jamais condamné pour de tels faits, selon la magistrate. La victime avait cependant sollicité l'intervention de la police en avril dernier après une altercation avec le suspect, sans porter plainte. Une intervenante sociale l'avait ensuite contactée mais elle n'avait pas donné suite.

  • Il s'agit du deuxième féminicide à Besançon en quelques semaines, après la mort fin décembre d'une femme de 55 ans, tuée à coups de couteau par son mari.

Mardi soir, environ 200 personnes se sont réunies au centre-ville, à l'appel de l'association Solidarité femmes, pour "manifester leur colère". Les manifestants ont déposé des dizaines de bougies sur le sol avant d'observer une minute de silence en mémoire des victimes de féminicides.

Selon le dernier bilan du ministère de l'Intérieur, 102 femmes avaient été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en 2020. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes a dénombré 113 féminicides en 2021.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 0.3
couvert
le 21/01 à 00h00
Vent
1.51 m/s
Pression
1015 hPa
Humidité
86 %