Femme égorgée à Besançon : son mari reconnaît être le meurtrier

Publié le 14/01/2022 - 18:32
Mis à jour le 15/01/2022 - 10:12

Un homme de 61 ans, qui a reconnu avoir tué sa femme de multiples coups de couteau, lui tranchant la gorge, fin décembre à Besançon, a été mis en examen et incarcéré jeudi pour « homicide volontaire sur conjoint« , a indiqué ce vendredi 14 janvier 2022 le procureur.

Palais de justice Besançon © D poirier
Palais de justice Besançon © D poirier

Le sexagénaire, qui s'était volontairement blessé après le meurtre de sa femme, a longtemps été hospitalisé. Son état de santé a finalement permis au juge de l'entendre jeudi. Il a été placé en détention provisoire à l'hôpital pénitentiaire de Lyon, a précisé le procureur de Besançon, Etienne Manteaux, lors d'une conférence de presse.

Le 29 décembre, la police est prévenue par une voisine d'une violente altercation au domicile d'un couple à Besançon. Les policiers arrivent deux minutes plus tard et voient une femme frappée par un homme sur un balcon.

"Le temps de monter à l'étage et de défoncer la porte, madame avait plusieurs plaies au niveau du cou, qui lui ont ouvert la gorge, et monsieur s'est blessé en se donnant des coups", selon le procureur.

"J'ai très mal réagi, c'était l'incompréhension. C'est parti comme une balle et je me suis rendu compte de la grosse connerie", a déclaré le sexagénaire aux enquêteurs.

La victime, âgée de 55 ans, est rapidement décédée après l'arrivée des forces de l'ordre dans l'appartement. Son mari, dont le pronostic vital a été un temps engagé, a été hospitalisé avec des blessures au cou, aux poignets et au ventre. "Il explique que les coups reçus sont à la fois liés à des gestes de défense de sa compagne avec un couteau et à des coups qu'il s'est donnés lui-même", note M. Manteaux.

Il a raconté que "le soir des faits, alors qu'il vivait avec son épouse depuis 40 ans, elle lui aurait dit tout à coup qu'elle le quittait", a rapporté le magistrat. "J'ai très mal réagi, c'était l'incompréhension. C'est parti comme une balle et je me suis rendu compte de la grosse connerie", a déclaré le sexagénaire aux enquêteurs.

Le couple, parent d'un enfant, n'était pas connu des autorités policières et judiciaires avant les faits. Le collectif féministe contre les violences sexistes et sexuelles #NousToutes a dénombré 113 féminicides en 2021.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -1
nuageux
le 24/01 à 06h00
Vent
1.83 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
93 %