Ce Suisse de 43 ans, qui s'est rendu de son propre chef à la police de Delémont (canton du Jura), présente des "problèmes psychologiques" et "il a choisi de garder le silence" depuis son arrestation, a affirmé Christoph Ruedi, le procureur général du canton d'Argovie, lors d'une conférence de presse. Il a précisé que ces problèmes psychologiques étaient en cours de clarification.
Un mobile "incertain"
Le mobile de l'attaque reste donc incertain, mais le commandant de la police cantonale, Michael Leupold, a précisé de son côté que cet homme n'avait pas de lien avec un quelconque mouvement extrémiste. La police a souligné pour sa part que deux pistolets et un fusil d'assaut AK-74 avaient été retrouvés dans sa voiture, laissant peu de doute sur le fait que cet homme est bien l'auteur de l'attaque.
Dimanche, le commandant Leupold avait rapporté que les forces de l'ordre avaient "retrouvé des traces de deux calibres différents, d'un pistolet ou pistolet-mitrailleur, et d'un fusil d'assaut". Dans la nuit de samedi à dimanche vers 02h30 (00h30 GMT), des tirs ont retenti au moment où une rave ayant rassemblé quelque 2.500 personnes prenait fin à l'hippodrome d'Aarau.
Une Italienne de 22 ans a été tuée, et une ressortissante allemande ainsi que quatre hommes de nationalité suisse, âgés de 24 à 31 ans, ont été "transportés à l'hôpital avec des blessures de légères à graves", selon la police cantonale. Selon la police, le suspect, inconnu de ses services, a agi seul et a tiré une quarantaine de balles avant de s'enfuir à bord de sa voiture.
L'attaque a provoqué un large émoi en Suisse où les fusillades sont très rares, mais où l'attachement pour les armes est bien ancré, avec notamment les conscrits de l'armée qui gardent leur fusil chez eux.
(Source AFP)


