Rentrée : et si on arrêtait d’avoir peur d’avoir faim ?

Publié le 31/08/2026 - 12:00
Mis à jour le 02/09/2026 - 08:50

C’est la rentrée ! Les agendas se remplissent, les horaires reprennent leurs droits… et nous recommençons à tout anticiper. Même notre faim ! Notre diététicienne, Valentine Caput, nous donne les bons réflexes à adopter pour décoder sa faim. 

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Une collation à 10 h "au cas où", un goûter dans le sac "pour tenir", un petit quelque chose avant de partir parce que "sinon, je vais avoir faim"… Mais depuis quand avoir faim est-il devenu un problème ?

Drôle de paradoxe : nous vivons dans une société où la nourriture est disponible partout et tout le temps et pourtant nous semblons avoir de plus en plus peur de manquer.

Commençons déjà par le commencement : un petit-déjeuner équilibré et protéiné reste le meilleur carburant pour démarrer la journée sans avoir faim deux heures plus tard.

Et si pas faim le matin ? Avant de supprimer le petit-déjeuner, regardez votre dîner : trop tardif, trop copieux, trop gras, trop long à digérer ? L’absence de faim au réveil est aussi une information !

La faim n'est pas une urgence, c'est un signal

Le petit-déjeuner, c’est partir le matin avec suffisamment de carburant ; écouter sa faim, c’est arrêter de chercher une station-service tous les 20 kilomètres. Car feriez-vous systématiquement le plein de votre voiture avec un réservoir encore à moitié plein ? Non. Alors pourquoi le faisons-nous avec notre corps ? Chez une personne en bonne santé, la faim n’est pas une urgence : c’est un signal. Encore faut-il lui laisser le temps d’apparaître !

Avant de manger, retrouvons donc une question toute simple : "ai-je vraiment faim ?". Et pendant le repas, une deuxième, tout aussi essentielle : "ai-je encore faim ?"

Faim, rassasiement : notre corps possède un formidable tableau de bord. Pourtant, à force d’horaires, d’habitudes, d’émotions, nous finissons parfois par ne plus le regarder.

Alors cette année, pour la rentrée, prenons le temps : mangeons suffisamment quand notre corps en a besoin… et arrêtons-nous quand il dit stop ! Il est peut-être temps de lui refaire confiance, non ?

Valentine CAPUT - Diététicienne Nutritionniste à Besançon.

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