S’appuyant sur des témoignages relayés dans la presse locale suite à une série d’incendies volontaires ces dernières semaines, dont dimanche 19 avril au cours duquel une centaine d'habitants ont dû être évacués, le PCF décrit une dégradation progressive des conditions de vie. Selon ces retours, la situation serait ”devenue invivable” et s’inscrirait dans la durée.
Des conditions de vie dégradées
Le PCF met en avant plusieurs problématiques : insalubrité, accumulation de déchets, manque d’entretien des espaces communs et sentiment d’abandon. Ces éléments, selon les auteurs de la lettre, ”donnent l’impression d’une défaillance grave dans la gestion du parc social”.
La lettre souligne également que ces conditions constituent ”une atteinte à la dignité des locataires”, précisant que ces derniers sont ”majoritairement issus des classes populaires”.
Une critique du bailleur social
Dans cette lettre, le parti communiste du Doubs considère que la situation actuelle ”peut être interprétée comme un désengagement” de la part du bailleur. Il affirme qu’”il n’est pas acceptable de laisser des familles vivre dans ces conditions”, évoquant même un ”abandon pur et simple”.
Le texte insiste sur le rôle du logement social, rappelant qu’il ”N’EST PAS une variable d’ajustement” mais ”constitue un droit fondamental”, impliquant des ”obligations claires pour les bailleurs”.
Des demandes concrètes et demande à une action rapide
Face à cette situation, la section bisontine du PCF formule plusieurs demandes précises. Elle appelle notamment à :
- ”la mise en place immédiate d’un plan d’urgence pour le nettoyage et la remise en état des espaces concernés” ;
- ”un renforcement durable des moyens humains et techniques” pour l’entretien ;
- ”l’ouverture d’un dialogue réel et régulier avec les habitantes et les habitants” ;
- ”une transparence totale sur les actions engagées et les délais de mise en œuvre”.
En conclusion, les signataires demandent au bailleur de ”prendre toute la mesure de la gravité de la situation” et d’”agir sans délai”, estimant que ”cette situation n’a que trop durée”.


