Jardinage, bricolage, cuisine : attention où vous mettez vos mains !

Publié le 16/04/2021 - 17:56
Mis à jour le 16/04/2021 - 16:40

Étude •

Le Dr François Loisel, chirurgien orthopédique au CHU de Besançon, a mené une étude comparative sur le nombre de blessures à la main durant le premier confinement 2020. Occasion de rappeler les gestes de prévention pour vous éviter séjour à l’hôpital durant cette période épidémique…

Une dizaine d'internes du service de chirurgie orthopédique, plastique et reconstructrice et de chirurgie de la main (SOS main) de l'hôpital de Besançon ont épluché près de 4.500 dossiers pour cette étude du 17 mars au 11 mai 2020 avec comparaison avec la même période de l'année précédente.

"Il y a eu une phase de sidération au début du confinement au printemps 2020, durant deux à trois semaines. Il n'y avait pas trop de blessures. Tout s'est concentré par la suite…" Dr François Loisel, CHRU de Besançon.

En 2020, sur 1.428 patients admis aux urgences traumatologiques au CHU de Besançon, 490 l'ont été pour une blessure à la main. En comparaison, sur le même laps de temps en 2019,  3.046 patients avaient été admis (dont 318 pour trauma de la main )sur la même période en 2019. Il y a donc eu proportionnellement plus de blessures à la main durant confinement.

"De 2019 à 2020, on est passé de 16 % de traumatismes de la main à 22 % (…) Nous avons eu également en 2020 37  patients opérés sous microscope contre 21 en 2019 pour des lésions de petites artères, des nerfs au niveau des doigts…" indique le chirurgien qui exerce à l'hôpital de Besançon depuis 2007 (interne) et 2012 en qualité de praticien hospitalier.

D'où un appel à la vigilance pour ce troisième confinement à l'arrivée, même très fraîche pour l'instant, du printemps. "C'est aussi notre rôle, surtout en forte période épidémique, d'alerter la population et de faire de la prévention…"

Disqueuse, scie circulaire, couteau...

Le "profil type" du patient se blessant la main est de sexe masculin et âgé d'une quarantaine d'années. Il se blesse le plus souvent avec des machines de type disqueuse, scie circulaire, etc.  Concernant l'origine des patients, elle est très homogène et concerne l'ensemble de la Franche-Comté du Haut-Doubs au Jura.

Une enquête menée il y a quelques années dans notre région boisée avait démontré que les accidents liés aux activités professionnelles restaient stables. À la maison, les accidents surviennent souvent car les utilisateurs n'ont pas l'habitude d'utiliser certains outils ou machines.

Les conseils de François Loisel

  • Utiliser des outils que l'on connaît et que l'on maîtrise
  • Ne pas hésiter à demander conseil auprès de professionnels et à demander de l'aide (voisin, ami...)
  • Ne pas ôter certaines sécurités "même pour aller plus vite…"
  • Utiliser des vêtements de protection et surtout des gants spécifiques

Autre conseil : ne pas attendre pour se rendre à l'hôpital. Une prise en charge rapide permet d'augmenter les chances de guérison auprès de la dizaine de chirurgiens de la main à Besançon. "Les séquelles peuvent aller d'une raideur, de douleurs chroniques à une diminution de la sensibilité ou de la fonction globale de la main" selon la typologie de blessures. "Certains patients doivent même parfois changer de métier..." averti le médecin.

Une bonne raison pour être deux fois plus vigilant durant cette période, suivre les conseils de prudence et réfléchir où vous mettez vos doigts, mais aussi (tant que nous y sommes !) vos mains, vos bras ou vos jambes…. !

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Du changement à la direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté

Trois mois tout pile après la nomination de Lucie Ligier à la direction de la santé publique, du changement est déjà signalé dans l’équipe de direction de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté, a-t-on appris ce mercredi 21 janvier 2026 par voie de communiqué de presse. Depuis le 2 janvier 2026, madame Ligier a finalement été nommée directrice générale adjointe et c’est Eric Lalaurie, auparavant responsable du département prévention santé-environnement, qui lui succèdera à la tête de la direction de la santé publique dès le 1er février 2026. 

CHU : des espaces d’accueil “plus humain” inaugurés en néonatalogie et réanimation infantile

Nés d’un constat fait durant la période Covid, deux espaces d’accueil ont été pensés par les équipes du CHU de Besançon pour améliorer le confort des familles d’enfants hospitalisés en réanimation infantile et en néonatalogie. Ils ont été inaugurés ce mardi 20 janvier 2026. 

Une “tournée des métiers du soin” pour sensibiliser au métier d’aide soignant en Bourgogne-Franche-Comté

La Région Bourgogne-Franche-Comté organise, pour la 3e année consécutive, la "tournée des métiers du soin", ciblant prioritairement les lycéens, pour leur faire découvrir l’intérêt et les besoins croissants du secteur de la santé. Les journées de sensibilisation se dérouleront du 19 janvier au 30 mars 2026 dans différentes villes de la région.

La vaccination contre les papillomavirus humains et méningites en collège : une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier

Les parents de collégiens de Bourgogne-Franche-Comté bénéficiaires de la campagne de vaccination contre les papillomavirus humains et les méningites peuvent déposer leurs autorisations sur une plateforme dématérialisée jusqu’au 25 janvier 2026.

L’anti-stress avec Anne Sallé : Quand on ne sait plus ce qu’on ressent…

"Ça va." On le dit souvent sans y penser, comme on répondrait à une formalité. Pourtant, derrière ce “ça va”, beaucoup d’entre nous composent avec une fatigue persistante, une agitation intérieure ou une impression de fonctionner en pilote automatique. La nouvelle année n’y change rien, ni nos bonnes résolutions. Les journées s’enchaînent, bien remplies. On gère le travail, la famille, les obligations. Mais quand il s’agit de dire ce que l’on ressent vraiment, les mots manquent. Comme si le lien avec soi s’était peu à peu distendu.

Biothérapies : la Bourgogne-Franche-Comté et le Québec unissent leurs forces pour accélérer l’innovation

Depuis plusieurs mois, une initiative vise à structurer des liens durables entre les acteurs des biothérapies de Bourgogne-Franche-Comté et leurs homologues québécois, a-t-on appris ce mercredi 14 janvier. Deux écosystèmes aux spécificités distinctes mais complémentaires, unis par des enjeux et une ambition partagés : accélérer l’émergence, le développement et la production de médicaments innovants.

Épidémies et grève des médecins : le système de santé régional sous tension en Bourgogne Franche-Comté

La région Bourgogne Franche-Comté traverse depuis plusieurs semaines une période de forte pression sanitaire, liée à la circulation de plusieurs virus hivernaux et à un mouvement de grève des médecins libéraux. L’Agence régionale de santé (ARS) affirme toutefois rester en capacité d’assurer la continuité des soins dans un communiqué du 9 janvier 2026.

Stimuler le cerveau sans chirurgie : un chercheur bisontin au cœur d’un ouvrage international

Un nouvel ouvrage collectif, Le Manuel de la stimulation cérébrale transcrânienne non invasive dans le domaine cognitif : méthodes, psychophysiologie, neuroamélioration et applications thérapeutiques, est paru le 8 décembre 2025 et dresse un état des lieux approfondi des connaissances et des perspectives dans le champ de la neuromodulation cérébrale. L’ouvrage est co-édité notamment par le professeur Vincent Van Waes, directeur du Laboratoire de Recherches intégratives en neurosciences et psychologie cognitive (UMR INSERM 1322) à l’Université Marie et Louis Pasteur à Besançon.

Jobs d’été 2026 : le CHU de Besançon ouvre ses recrutements aux étudiants

Le CHU de Besançon lance sa campagne de recrutement pour les jobs d’été 2026. Comme chaque année, l’établissement hospitalier propose environ une centaine de remplacements destinés aux étudiants pendant la période estivale, qui s’étend du 15 juin au 30 septembre. Les candidatures sont ouvertes dès à présent et jusqu’au 27 février 2026.

Épiphanie : la Brioche des rois d’Anne Sallé pour lâcher-prise…

L'anti-stress avec Anne Sallé • L’Épiphanie pointe le bout de son nez avec son parfum d’amandes ou de fleurs d'oranger, de beurre chaud et de convivialité. On tire les rois, on cherche la fève… c'est jouissif, mais il ne faudrait pas oublier l’essentiel : le plaisir simple d’être ensemble. Et si, dans notre quotidien souvent pressé, la galette devenait bien plus qu’une tradition gourmande : un véritable moment de bien-être comme Anne Sallé, notre coach anti-stress, vous y invite tant.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.28
couvert
le 25/01 à 00h00
Vent
0.74 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
95 %