« L’Europe » en visite dans une exploitation du Grand Besançon

Publié le 29/01/2012 - 17:21
Mis à jour le 30/01/2012 - 12:21

Le comité de suivi des fonds européens (Feder, FSE et Feader) s’est réuni ce vendredi à Besançon. Objectif : se rendre compte, sur le terrain, de la concrétisation des projets comme celui de la diversification agricole avec l’exploitation de M. Bulloz à Fontain.

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Agriculture

Après un début de carrière en qualité de professeur au CFPPA de Chateaufarine puis au lycée agricole de Dannemarie, Roland Bulloz décide à 35 ans de reprendre un corps de ferme et de louer 18 ha de terrain. Nous somme en 1994.

Sans apport, il se lance avec son épouse dans une activité de de naisseur porcin en production biologique et de plein air et d'éleveur de labrador. Après 5 années en agriculture biologique, il a se tourne vers l'agriculture conventionnelle à cause des contraintes trop fortes du cahier des charges biologique. Il a poursuivi son élevage de chiens et son élevage porcin en plein air en y ajoutant l'activité d'engraisseur.

Il produit 200 porcs à l'année qui sont abattus à Pontarlier. Une production suffisante pour ses besoins en charcuterie. Aujourd'hui l'exploitation dispose toujours d'une surface agricole d’environ  15 ha environ : 4 à 6 ha de céréales et le reste en prairies naturelles et temporaires.

Développement du circuit « court »

En 2001 il intègre un GIE de producteurs avec la création du magasin « Doubs Pâturages » au 52 faubourg Rivotte à Besançon lui permettant ainsi d’écouler ses produits et de mieux les valoriser. Le GIE s’est transformé en SARL dont il est aujourd’hui le seul associé exploitant. Roland Bulloz sillone également le Grand Besançon  et va au contact de sa clientèle en vendant lui-même ses salaisons sur les marchés locaux de Gennes, Pelousey et Dannemarie-sur-Crète.

Jusqu'en 2009, il fait appel à un prestataire extérieur  pour la transformation de la charcguterie mais soucieux de contrôler l’ensemble de la chaine de ses produits il décide de créer son propre atelier de transformation. L’investissement nécessaire à l’aménagement de ce laboratoire s’est élevé à 52 784 €. Il a  été soutenu par une aide de 4 500 € du FEADER et de 10 500 € du Conseil Général du Doubs.  

Des idées pour l’avenir

L'élevage de chiens se poursuit avec toujours une dizaine de femelles de race Labrador ce qui lui permet de valoriser une cinquantaine de chiots chaque année.

Le fils de Roland qui suit des études agricoles en vue de l'obtention d'un BTSA envisagerait de s’installer sur l’exploitation pour une production de céréales et de protéagineux afin de rendre la ferme autonome pour l’alimentation porcine.

Un travail intense, des idées soutenues. Pour le Feader (fonds européen agricole pour le développement rural), l’exploitation de Roland Bulloz est l’exemple même qu’une diversification raisonnée est une des voies de l’agriculture péri-urbaine. 

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