La Fondation de l'islam de France officiellement lancée avec Jean-Pierre Chevènement à sa tête

Publié le 09/12/2016 - 17:30
Mis à jour le 10/12/2016 - 08:35

La Fondation de l’islam de France, présidée par Jean-Pierre Chevènement, qui doit contribuer à mieux faire connaître la religion et la civilisation musulmanes, a été officiellement lancée le jeudi 8 décembre 2016 avec la tenue de son premier conseil d’administration (CA), a annoncé le ministère de l’Intérieur.

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Le premier CA de cette fondation reconnue d'utilité publique s'est réuni à l'Assemblée nationale autour de son président, l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement, a indiqué la Place Beauvau dans un communiqué. Ses statuts avaient été approuvés dans un décret paru au Journal officiel mardi, jour de la nomination à Matignon de Bernard Cazeneuve, remplacé à Beauvau par Bruno Le Roux.

Une nouvelle fondation

La nouvelle structure succède à la Fondation des oeuvres de l'islam de France, créée en 2005 mais qui n'a jamais fonctionné en raison de dissensions liées à la rivalité des grandes fédérations musulmanes. Dans un pays frappé par les attentats jihadistes, qui ont électrisé les débats sur la place de la deuxième religion française (4 à 5 millions de fidèles), "cette nouvelle fondation contribuera à faire émerger un islam de France pleinement inséré dans la République et à lui donner une visibilité accrue auprès du grand public", espère l'Intérieur. "Dans cet objectif, la Fondation de l'islam de France est appelée à soutenir des projets à caractère culturel, social ou éducatif", notamment la "recherche universitaire en islamologie" et la "formation profane des imams", précise-t-on de même source.

Plusieurs grandes personnalités au CA

Au CA de cette structure figurent, au titre des "personnalités qualifiées", l'écrivain Tahar Ben Jelloun, le théologien réformateur Ghaleb Bencheikh, le recteur de la grande mosquée de Lyon Kamel Kabtane et la cadre supérieure d'entreprise Najoua Arduini-Elatfani. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Anouar Kbibech, en est membre de droit. La SNCF, le groupe Aéroports de Paris et le bailleur social SNI comptent parmi les membres fondateurs de la fondation. Ils entendent mettre à son service "leur expérience de grandes entreprises fortement impliquées dans la vie économique et sociale" et engagées "en faveur du dialogue des cultures", selon le ministère.

Le capital de la Fondation des oeuvres de l'islam - près d'un million d'euros dotés par l'industriel Serge Dassault - a été transféré à la nouvelle structure, qui devrait pouvoir s'appuyer à moyen terme sur plusieurs millions d'euros pour financer ses projets.

(AFP)

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