La perte de biodiversité "menace la stabilité financière"

Publié le 30/03/2022 - 14:10
Mis à jour le 30/03/2022 - 14:14

Les États peinent à s’entendre sur un cadre pour mieux protéger la biodiversité mais des entreprises et acteurs financiers prennent conscience de l’urgence du problème, explique à l’AFP Nick Robins, professeur à la London School of Economics, pour qui « la perte de biodiversité menace la stabilité financière ».
 

Les questions financières et la réduction des subventions néfastes à la nature ont été au cœur de négociations internationales qui ont pris fin mardi à Genève, en amont de la COP15 biodiversité en Chine.

Nick Robins a participé à un rapport publié récemment par le réseau de banques centrales NGFS (Network of Central Banks and Supervisors for Greening the Financial System).

Quel est l'impact potentiel de la perte de biodiversité sur les économies ?

"La perte de biodiversité menace la stabilité financière. Les gens commencent à réaliser que la perte de biodiversité et la dégradation de la nature est un problème important en tant que tel, mais aussi profondément interconnecté au changement climatique.

Il est important de commencer à réfléchir à la façon dont ces deux menaces convergent, ne fût-ce que parce certains des facteurs sont les mêmes - changement d'usage des terres et déforestation - mais aussi parce que des écosystèmes sains sont vraiment importants pour être résilients face aux chocs."

En quoi les banques centrales et les institutions financières devraient-elles changer leur approche ?

"Pour les banques centrales, l'approche est la prudence. Être prudent signifie examiner les éléments probants et agir suffisamment à temps pour ne pas être confrontés à des risques irréversibles, que vous ne pouvez pas gérer.

Nous devons investir dans le climat et la nature, sans quoi, à un certain point, les services rendus par les écosystèmes seront perturbés. L'idée clé est que nous sapons la base des ressources de notre prospérité. De nombreuses personnes partent du principe que les sols, l'eau potable, les océans sont inépuisables, mais (...) ils dépendent de la protection de la biodiversité".

Quels sont les problèmes structurels du système financier qui détruisent la nature ?

"Une série d'échecs systémiques - politique, des marchés, des institutions - conduit à cette dégradation. Avec le changement climatique et les problèmes environnementaux, nous devons nous assurer que les produits que nous achetons sur des marchés sont basés sur un usage durable de la nature, avec des prix reflétant la réalité écologique.

Le Produit intérieur brut (PIB) n'est pas toujours une mesure utile car il n'est pas enraciné dans les réalités physiques de notre planète."

Qu'est-ce que regardent les institutions financières dans le processus de l'ONU pour un nouvel accord protégeant la biodiversité ?

"Le sujet monte en terme politique, scientifique, de conservation et nous espérons tous que cette année, un grand pas sera fait concernant la réponse des gouvernements avec ce cadre mondial pour la biodiversité. Tout cela fait de la biodiversité une question financière prioritaire.

Nous avons un texte de négociations, avec différents objectifs, dont l'un souligne la nécessité d'aligner les flux financiers avec ce qu'ils appellent les valeurs de la biodiversité. (...) Nous avons aussi besoin que les entreprises et le secteur financier mesurent, rendent compte et communiquent leurs impacts et leur dépendance à la biodiversité.

Un troisième point concerne les impacts. Comment s'assurer que les institutions financières allouent du capital, des prêts, investissent en ayant un impact positif? Nous devons aussi nous assurer que les institutions financières réduisent leurs impacts négatifs sur la biodiversité."

Qu'ont appris les banques centrales de l'analyse des risques climatiques ?

L'engagement du réseau de banques centrales NGFS de faire face aux risques financiers liés à la nature est historique.

Avec le travail effectué ces cinq dernières années sur les risques climatiques, je pense que la réponse du système financier à la perte de biodiversité peut être plus rapide.

La biodiversité est clairement une question très compliquée. Mais nous avons une boîte à outils, nous ne partons pas de rien.

(AFP)

Nature

Canicule : le Doubs, le Jura, la Saône-et-Loire et le Territoire de Belfort en vigilance orange à partir de mercredi 29 juillet

Quatre départements de Bourgogne Franche-Comté seront placés en vigilance orange canicule par les services de Météo France à partir du mercredi 29 juillet 2026 à midi, en raison de températures élevées attendues sur l’ensemble du territoire.

Canicule en Bourgogne-Franche-Comté : un nouvel épisode de chaleur attendu à partir de mercredi 29 juillet

La Bourgogne-Franche-Comté, comme plusieurs autre régions françaises, s'apprête à connaître un nouvel épisode de canicule à compter du mercredi 29 juillet 2026, selon les prévisions convergentes de Météo-France et de Météo Franc-comtoise. Il s'agira de la troisième canicule en deux mois.

Le PCF se mobilise pour dénoncer la gestion de l’eau de la Ville de Besançon

Des élus et militants du Parti communiste français ont mené une action symbolique ce samedi matin à Besançon pour dénoncer la politique de gestion de l'eau de la municipalité. Ils reprochent notamment à la Ville de poursuivre l'arrosage de ses nouveaux massifs de fleurs malgré la sécheresse et les restrictions. 

Au Malsaucy, la Maison départementale de l’environnement rouvre ses portes pour l’été

La Maison départementale de l'environnement, située sur le site du Malsaucy, a rouvert ses portes le 22 juillet 2026 pour sa saison estivale. Jusqu'au 31 août, le Département du Territoire de Belfort propose une programmation composée d'expositions, d'ateliers, de sorties nature et d'animations scientifiques destinées à tous les publics.

Franche-Comté : un week-end contrasté entre chaleur, éclaircies et passages nuageux les 25 et 26 juillet 2026

Le week-end des samedi 25 et dimanche 26 juillet 2026 s’annonce globalement estival en Franche-Comté, avec des conditions météorologiques variables selon les secteurs. D’après les prévisions disponibles de Météo-France, la région devrait connaître un temps partagé entre périodes ensoleillées, températures élevées en plaine et passages plus nuageux, notamment sur les reliefs du massif jurassien.

Territoire de Belfort : Cédric Perrin demande l’autorisation de remplir les mares pour protéger la faune sauvage

Face aux effets de la sécheresse qui touche actuellement le Territoire de Belfort, le sénateur Cédric Perrin a adressé, ce vendredi 24 juillet, un courrier au préfet afin de demander une adaptation de l’arrêté préfectoral encadrant les restrictions d’usage de l’eau.

Frelon asiatique à pattes jaunes en Bourgogne Franche-Comté : une aide financière existe pour détruire des nids

Dans le cadre du Plan régional de lutte contre le frelon asiatique à pattes jaunes, Fredon Bourgogne-Franche-Comté, en copilotage avec la section apicole de GDS BFC, annonce, vendredi 24 juillet 2026, la mise en place d’une aide financière de l’État pour accompagner les particuliers dans la destruction des nids en 2026.

Idée rando d’été : La Cluse et le Château de Joux

À Pontarlier, cette boucle de 11,6 km traverse la ville et la montagne ! Le départ est donné à l'église Saint-Bénigne, dont personne ne connaît vraiment l'origine exacte : la première trace remonte au XVe siècle, avec son clocher à l’impérial. Après quelques mètres, la route du Larmont commence à grimper : le chemin s'enfonce alors dans la forêt, direction le Belvédère du Fer à Cheval. Vous entrez sur le territoire des chamois (n’oubliez pas vos jumelles !).

Loi d’urgence agricole : en Franche-Comté, seule la députée Dominique Voynet a voté contre

Ce lundi 20 juillet, l’Assemblée nationale a adoptée l’ensemble du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, soit 296 pour, 224 contre et 41 abstention. Comment ont voté les député(e)s des départements de Franche-Comté ? Réponses.

Feux de forêt : les réflexes à adopter pour prévenir les incendies

Le constat est sans appel, 9 feux de forêt sur 10 sont d'origine humaine, dont la moitié du fait d’une imprudence. De nombreux gestes, anodins en apparence, peuvent provoquer un départ de feu de végétation: mégot de cigarette, barbecue, combustibles stockés... On fait le point avec le site Service-Public.fr sur les bons comportements à adopter durant l’été pour éviter toute imprudence. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.71
ciel dégagé
le 29/07 à 08h00
Vent
1.23 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
34 %

Sondage