Retraite : la bataille avec les syndicats commencera dans la rue le 19 janvier

Publié le 11/01/2023 - 09:48
Mis à jour le 13/01/2023 - 08:20

Au lendemain de la présentation de la réforme des retraites, la bataille est lancée : les syndicats se préparent à mobiliser dès le 19 janvier 2023, dans un front uni contre le report de l'âge légal à 64 ans.

Deux ans ferme, pour tout le monde. Après trois mois d'atermoiements et de concertations, le gouvernement a rendu son verdict et confirmé la hausse attendue de l'âge légal de départ en retraite de 62 à 64 ans d'ici 2030.

Moins que les 65 ans promis par Emmanuel Macron avant sa réélection. Mais assez pour "garantir l'équilibre" budgétaire à la fin de la décennie, tout en finançant "des mesures de justice", a assuré Elisabeth Borne.

Des "avancées" sur l'emploi des seniors, les "carrières longues" et la prise en compte de la pénibilité, a défendu la Première ministre. Mais surtout une revalorisation des petites pensions, bientôt portées à 1.200 euros brut par mois pour une carrière complète.

Une mesure qui concernera non seulement les futurs retraités, mais aussi près de deux millions de retraités actuels. De quoi contenter la droite, clé d'une adoption de la réforme au Parlement. Le président des Républicains, Eric Ciotti, s'est d'ailleurs félicité de voir reprises "des demandes importantes" de son camp.

Même satisfecit du patronat, qui ne paiera pas davantage de cotisations : le Medef a salué les "décisions pragmatiques et responsables" de l'exécutif.

L'accueil est sans surprise diamétralement opposé du côté des syndicats, qui ont dénoncé d'une même voix une réforme "brutale" et appelé à "une première journée de grèves et de manifestations" le 19 janvier.

Une date censée "donner le départ d'une puissante mobilisation dans la durée", a souhaité le leader de la CFDT, Laurent Berger. L'ensemble des partis de gauche s'y est déjà ralliée, y compris les Insoumis qui prévoient aussi une "marche pour les retraites" le 21 janvier à Paris.

"Du monde dans les manifs"

L'affrontement débutera donc juste avant la présentation du projet de loi en Conseil des ministres, le 23 janvier. Le gouvernement a choisi de passer par un budget rectificatif de la Sécurité sociale, imposant ainsi un examen du texte à marche forcée en vue d'une adoption définitive fin mars, tout en se ménageant la possibilité de recourir au 49.3 en cas de blocage à l'Assemblée.

Le risque pourra venir des deux bords de l'hémicycle. A l'extrême droite, la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a juré de "faire barrage" à une réforme "injuste". A gauche, la France Insoumise fait planer la menace d'un déluge d'amendements contre ce que Jean-Luc Mélenchon a qualifié de "grave régression sociale". "Madame Borne et monsieur Macron viennent, d'un trait de plume, d'abroger parfois quarante, cinquante ans de progrès social", a-t-il affirmé mardi lors d'une visite en Guyane.

Mais "ça ne se passera pas qu'à l'Assemblée", a prévenu le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, lui aussi "déterminé à ce que ce projet de loi ne passe pas" et espérant "du monde dans les manifs et du monde en grève".

Certains secteurs cruciaux seront particulièrement scrutés, en premier lieu les transports et l'énergie, où l'extinction programmée des régimes spéciaux de la RATP et d'EDF pourrait faire des remous.

Les réactions sont moins prévisibles dans d'autres bastions comme la santé ou l'éducation. Pourtant, "qu'on soit dans le public ou dans le privé, tout le monde prend deux ans", a souligné le secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot, qui veut également "mobiliser massivement".

Le nombre de participants à la journée du 19 sera décisif pour la suite du mouvement. Car si Elisabeth Borne a affirmé qu'elle "veut convaincre" du bien-fondé de sa réforme, ses opposants entendent d'abord se compter.

(AFP)

Social

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de l' "Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution ou parking Battant, ces derniers ont répondu à l’appel au rassemblement du PCF au parc des Glacis.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.72C°
légère pluie
le 28/10 à 04h00
Vent
1.59 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
93 %

Sondage