Conscient des enjeux de demain, le syndicat mixte du Mont d’Or a depuis longtemps entrepris des démarches pour développer le site de Métabief face au changement climatique : "Nous souhaitons en faire une station de montagne", nous précise Guillaume Thiériot, directeur du SMMO. Le tout avec une collaboration étroite avec la Suisse et notamment l’association pour le développement du Nord Vaudois.
Vers une station de montagne avec du ski le "plus longtemps possible"
Tout le travail mené par la SMMO consiste à développer le site actuel en le repensant pour aller vers une "station de montagne" : "Il faut qu’on élargisse notre périmètre de compétence, que l’on voit plus large que la simple gestion des remontées mécaniques, du VTT… Il faut qu’on aille au-delà. Il ne s’agit pas juste de diversifier les activités, mais d’avoir une réflexion sur la vie à la montagne en intégrant le fait qu’il n’y a pas que quatre saisons. Nous avons eu le cas cet hiver avec de la neige fin novembre, du redoux et à nouveau de la neige. Nous avons l’hiver dans le printemps et l’hiver dans l’automne. Il faut s’adapter, être agile et proposer des activités quelques soit le moment de l’année", précise le directeur.
Et du côté du ski où en est-on ? "Aujourd’hui, il y a plus de neige à Métabief qu’à certains autres endroits qui doivent accueillir des compétitions. C’est un sujet général de dérèglement climatique. On est une station de ski qui a commencé à se diversifier, nous devons devenir une station de montage en conciliant les activités entre elles. Le ski sera en vigueur aussi longtemps que cela sera possible (…) des décisions ont aussi été prise par le département afin de sauver la station qui aurait peut-être fermé sinon", souligne Guillaume Thiériot en rappelant qu’à Métabief, "le ski fera partie du panel d’activités tant que conditions le permettront".
Des animations autour de la gastronomie, des parcours VTT avec des liaisons franco-suisse à venir ?
Prenant également en compte que les modes de consommations touristiques sur le site ont changé, le SMMO s’est attelé à comprendre ces nouveaux enjeux : "Les personnes circulent plus, ils ne restent plus ou ne vont plus toujours aux mêmes endroits, il y a davantage de flux", explique Guillaume Thiériot.
Suite à ce constat, c’est tout naturellement que le SMMO a voulu repenser ses relations avec la Suisse et développer une vraie offre commune : "Ce projet (déposé dans le cadre du programme Interreg) est celui de l’attractivité comme un seul et même territoire. S’il arrive à terme, nous pourrons présenter une carte commune, des parcours thématiques, des activités outdoor, des animations autour de la gastronomie, créer des parcours VTT avec des liaisons franco-suisse. Il s’agit de créer des passerelles entre les deux pays, le présent et le futur pour aller vers de nouvelles visions. Nous sommes complémentaires. Il faut que nous nous regardions comme un territoire commun, comme un pôle d’attraction avec les activités de pleine nature".


