Place publique explique cette décision par des divergences politiques et stratégiques avec l’orientation prise par une partie de la gauche locale et nationale.
Une ligne politique revendiquée comme social-démocrate et pro-européenne
Le mouvement rappelle son positionnement idéologique, qu’il juge incompatible avec la future coalition bisontine. Il affirme avoir ”un cap clair : la défense d’une social-démocratie, écologique, républicaine et pro-européenne, dans un cadre apaisé et coopératif”.
C’est au nom de cette ligne que Place publique explique son refus de rejoindre une alliance incluant La France insoumise.
Une alliance initiale avec le Parti socialiste
En juin dernier, Place publique avait participé à la création d’une liste commune avec les socialistes locaux. Le mouvement indique avoir été ”membre fondateur de la liste Besançon forte et solidaire avec le Parti socialiste bisontin, rejoint ensuite par Cap21 et le Parti radical de gauche”.
Pendant six mois, cette équipe a mené une campagne de terrain. Selon Place publique, ”cette alliance exemplaire et constructive est partie à la rencontre de près de 2000 foyers bisontins pour élaborer un programme de gauche réaliste et réalisable”.
Le mouvement estime que ”cette séquence a montré qu’il était possible de faire de la politique autrement”.
La décision du Parti socialiste en cause
Le tournant politique intervient début 2026, avec la décision du Bureau national du Parti socialiste de soutenir la liste conduite par Anne Vignot. Place publique critique cette orientation, estimant qu’elle repose sur ”une vision tronquée de la situation bisontine (basée sur un sondage dont l’interprétation est tout à fait contestable)”.
Le mouvement reproche également au PS d’avoir agi ”en rupture avec les retours du travail de terrain de l’équipe Besançon forte et solidaire”.
Cette nouvelle alliance regroupe, selon Place publique, ”l’Union de la gauche des écologistes, des communistes et d’anciens membres de La France Insoumise, menée par Anne Vignot sans accord programmatique écrit à ce jour !”.
Un refus de participer à une coalition avec La France insoumise
Face à cette évolution, Place publique Besançon annonce qu’il ne prendra pas la tête d’une liste alternative et qu’il ne rejoindra pas la coalition conduite par Anne Vignot. Le mouvement déclare : ”Par souci de cohérence, Place Publique ne participera pas à une coalition de circonstance, menée par Anne Vignot, enrichie par obligation par des membres du Parti socialiste, qui sera rejoint certainement par La France Insoumise au second tour”. Il précise que ”la maire sortante n’a jamais renoncé publiquement à cette idée !”.
Le groupe local dit également ”déplorer ce revirement de situation, incompréhensible pour les bisontines et bisontins, proches de notre vision sociale-démocrate”.
Un recentrage vers les échéances nationales
En conséquence, Place publique annonce un changement de stratégie. ”Les militantes et militants de Place publique Besançon concentreront leur énergie à la préparation des futures échéances nationales en créant dans les prochaines semaines un collectif local ouvert de soutien à Raphaël Glucksmann”, indique le mouvement.
Il estime qu’”toutes les énergies sont les bienvenues pour défendre une vision sociale, démocrate, écologique et républicaine, aujourd’hui absente de l’offre politique pour les Municipales 2026”.
