L'implantation du moustique-tigre se poursuit vers le nord de la France

Publié le 28/05/2015 - 09:49
Mis à jour le 28/05/2015 - 09:49

L’implantation du moustique-tigre, propagateur de maladies tropicales comme la dengue et le chikungunya, se poursuit en direction du nord de la France, ont indiqué mercredi 27 mai 2015 plusieurs acteurs institutionnels en charge de la lutte contre la propagation de l’insecte en Saône-et-Loire.

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A ce jour, ce département constitue sa zone d'implantation la plus septentrionale sur le territoire français. Signalé depuis 2010 dans le département bourguignon, Aedes albopictus, plus connu sous le nom de moustique-tigre, était jusqu'ici implanté dans une petite vingtaine de départements du sud du pays (principalement en Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Corse, Paca et Rhône-Alpes).

"La propagation est extrêmement rapide", a souligné Rémi Foussadier, responsable de l'entente interdépartementale de démoustication en Rhône-Alpes. L'insecte se propage en "sauts de puce" et "une fois installé, il se diffuse en tâches d'huile", a-t-il poursuivi.

Un nouvel arrêté pour limiter le risque de dissémination des maladies

Après avoir classé en décembre la Saône-et-Loire comme département où l'insecte est officiellement implanté, les autorités préfectorales viennent de prendre le 9 mai un nouvel arrêté visant à limiter le risque de dissémination des maladies comme la dengue et le chikungunya, conformément au dispositif mis en place dès 2006 par le ministère de la Santé pour prévenir et limiter la circulation de ces virus dont le moustique-tigre est un vecteur potentiel. Pas infecté, l'insecte est inoffensif.

La déclinaison de ce plan au niveau départemental vise à sensibiliser le grand public à la lutte contre l'insecte via, par exemple, la suppression des eaux stagnantes ; mais aussi les professionnels de santé appelés à détecter le plus rapidement possible les malades de dengue ou chikungunya. Il met en oeuvre également la surveillance via un réseau de pièges et la lutte contre le moustique."En l'absence de risque sanitaire, on ne se lance pas dans la lutte contre les adultes mais contre les larves", a précisé le préfet de Saône-et-Loire, Gilbert Payet. "S'il devait y avoir des cas avérés de chikungunya ou de dengue, la mobilisation serait beaucoup plus drastique."

Rappel des faits

En 2014, seuls cinq cas de chikungunya et trois de dengue ont été signalés en Bourgogne. Et les personnes infectées par ces virus tropicaux l'avaient été à l'étranger. Ces deux maladies se transmettent uniquement par l'intermédiaire d'une piqure de moustique-tigre infecté. Le moustique-tigre a déjà été signalé dans plusieurs départements au nord de la Loire: dans l'Yonne, dans les départements alsaciens, mais aussi à Paris, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne. Originaire d'Asie du Sud-Est, il a commencé sa propagation en métropole en 2004.

(Source : AFP)

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