La nouvelle Charte Sport & LGBTI+ constitue une étape supplémentaire dans la politique de lutte contre les discriminations. Selon le communiqué du ministère, elle est "conçue pour faire du sport un espace protecteur et exempt de toute discrimination liée à l’orientation sexuelle, à l’identité ou à l’expression de genre".
Destinée à l’ensemble des acteurs du mouvement sportif, fédérations, clubs, éducateurs ou pratiquants, elle s’applique "à l’ensemble des temps et espaces de la vie sportive, allant des entraînements et compétitions aux espaces numériques et réseaux sociaux".
Parmi les engagements concrets figurent :
- le respect du prénom d’usage et de l’identité de genre,
- la mise en place d’un dispositif de signalement accessible,
- l’accompagnement des victimes,
- et une politique de "tolérance zéro face aux propos, comportements ou violences à caractère LGBTI+phobe".
L’objectif affiché est de "garantir durablement un accès au sport dans un climat de confiance, de sécurité et de bienveillance".
Le label FIER Sport, levier de progression
En complément de la charte, le ministère soutient le déploiement du label FIER Sport, développé par la Fondation FIER et "réactualisé en 2026 et co-élaboré avec le ministère".
Ce label vise à accompagner les structures sportives dans "une démarche de renforcement de leurs engagements en matière d’inclusion, de prévention des discriminations et d’accueil des personnes LGBTI+".
Actuellement en phase de test, il suscite déjà l’intérêt de plusieurs acteurs majeurs, dont le Comité national olympique et sportif français, la Fédération française de Natation ou encore l’UFOLEP.
Le ministère souligne que "le déploiement du label constitue l’une des actions structurantes du plan ministériel de lutte contre les discriminations dans le sport".
Une mobilisation inscrite dans la durée
Cette initiative s’inscrit dans une politique menée depuis plusieurs années. Depuis 2019, le ministère soutient des associations engagées dans la prévention et la sensibilisation.
Parmi elles, l’association Foot Ensemble intervient auprès des clubs professionnels et amateurs, tandis que Le Trimaran mène des actions pédagogiques auprès des jeunes.
En 2026, un financement de 250.000 euros est accordé à sept associations, avec le soutien de l’Agence nationale du sport et de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+, pour "des actions de sensibilisation et de formations des acteurs du sport pour prévenir la haine anti-LGBT+".
Un engagement institutionnel renforcé
Au-delà du secteur sportif, plusieurs actions visent également le tissu associatif et l’éducation populaire. L’objectif est de "renforcer la prévention contre les LGBTphobies et développer les missions d’engagement au sein des associations LGBTI+".
Le communiqué conclut que ces mesures "traduisent l’engagement continu du ministère aux côtés du Mouvement sportif, des associations et des collectivités pour faire progresser concrètement et durablement l’inclusion et l’égalité".


