Maltraitance animale : deux agriculteurs du Jura condamnés après la saisie de leurs 300 bovins

Publié le 15/01/2021 - 14:15
Mis à jour le 15/01/2021 - 14:11

Deux agriculteurs ont été condamnés jeudi à des peines de quatre et six mois de prison pour mauvais traitements sur leurs bovins, alors que 231 de leurs bêtes sont mortes depuis trois ans, a indiqué vendredi 15 janvier 2021 le parquet de Lons-le-Saunier.

illustration  © elisa 28 PXB
illustration © elisa 28 PXB

Les opérations de saisie du troupeau menées mardi ont duré plus de 40 heures. « C’est la première fois qu’une saisie de cette ampleur concernant des animaux d’élevage est ordonnée en France », avait souligné mercredi le procureur de Lons-Le-Saunier.

Le tribunal correctionnel a reconnu ces deux frères de 52 et 56 ans coupables de mauvais traitements sur leur cheptel de plus de 300 bovins, saisi mercredi sur cette exploitation située sur la commune de Montfleur (Jura).

Une interdiction définitive de détenir des animaux d'élevage a également été prononcée à leur encontre, comme l'avait requis le procureur de la République Lionel Pascal, pour "assurer la sécurité des animaux".

Le ministère public a dénoncé "le défaut de soins" et "la souffrance" des animaux. Selon lui, le nombre de bêtes était beaucoup trop élevé: "en France, un agriculteur s'occupe en moyenne de 70 à 95 bovins". Dans ce GAEC (groupement agricole d'exploitation en commun) il y avait plus de 300 bovins pour deux agriculteurs, "incapables de s'en occuper".

En trois ans, "le taux de mortalité du cheptel a explosé littéralement pour atteindre une moyenne annuelle de 20%, alors que le taux normalement constaté est inférieur à 5%", a ajouté M. Pascal. Les gérants de l'exploitation ont pour leur part contesté les accusations.

Le plus jeune a notamment estimé que les services vétérinaires avaient mal évalué la situation. Pour lui, si des animaux sont morts c'est en partie à cause de maladies ou de virus. En 2018, les deux agriculteurs avaient déjà été poursuivis et condamnés pour maltraitance animale et pour une absence de mise en conformité de leurs pratiques.

Selon les rapports des services administratifs et l'enquête de la gendarmerie du Jura, les vaches et leurs veaux avaient un accès insuffisant à l'eau et à la nourriture et il existait un important risque de divagation des animaux en raison de clôtures mal entretenues.

(Avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.1
couvert
le 21/01 à 18h00
Vent
1.46 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
87 %