Marie-Guite Dufay à la rencontre des salariés d'Alstom et du secrétaire d'Etat à l'industrie

Publié le 13/09/2016 - 09:47
Mis à jour le 12/04/2019 - 13:34

Marie-Guite Dufay, présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, s'est rendue ce lundi matin sur le site d'Alstom de Belfort où elle a pu échanger avec la direction, puis avec les représentants du personnel. La présidente rencontrera ce mardi 13 septembre, Henri Poupart-Lafarge, PDG du groupe Alstom avec une délégation d'élus du Territoire de Belfort.

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La présidente de région était accompagnée d’une délégation d’élus régionaux et locaux principalement issus du territoire de Belfort et de l’aire urbaine du Nord Franche-Comté dont Christine Bouquin, présidente du conseil départemental du Doubs, Martial Bourquin, sénateur du Doubs, Frédéric Barbier, député du Doubs et Maude Clavequin, vice-présidente de la région, mais aussi de Bourgogne dont Jean-Claude Lagrange, vice-président de la région chargé du développement économique, Michel Neugnot, vice-président de la région en charge des transports, et Jérôme Durain, sénateur de Saône-et-Loire et conseiller régional.

« La région a pris ses responsabilités en commandant plus de 100 millions d’euros de trains régionaux au groupe Alstom »

Lundi après-midi, la présidente de région a rencontré à Paris le secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue, auprès duquel elle a fait valoir « les intérêts du territoire et la nécessité d’engager, de toute urgence, une véritable négociation entre le groupe Alstom et l’Etat, non seulement en tant que premier actionnaire du groupe, mais aussi et surtout en tant que pilote de la politique industrielle nationale et donc de la stratégie ferroviaire nationale ». Elle a également rappelé que « la région a pris ses responsabilités en commandant plus de 100 millions d’euros de trains régionaux au groupe Alstom. »

Pour Marie-Guite Dufay, cette négociation doit porter sur quatre points :

  • La stratégie nationale de développement du fret ferroviaire car elle est déterminante pour la commande publique et le plan de charge du site de Belfort dont la moitié des capacités est consacrée à la production de locomotives (…)
  • L’ancrage territorial du TGV du futur, qui vient de faire l’objet d’un partenariat d’innovation entre SNCF et le groupe Alstom et qui doit absolument s’appuyer non seulement sur les compétences et le savoir?faire du site historique de Belfort, berceau du TGV (…)
  • L’appui à la conquête de nouveaux marchés mondiaux, qui doivent permettre d’exporter les productions du territoire dans le monde entier (…)
  • La stratégie de localisation de la production du groupe, qui doit permettre de faire prévaloir une logique industrielle et territoriale sur une logique purement financière.

Christophe Sirugue semblerait s’être montré à l’écoute des élus locaux et a rappelé « l’opposition la plus totale du président de la République et du Gouvernement à la fermeture d’Alstom à Belfort ». Il appelle l’ensemble des acteurs de la filière ferroviaire à contribuer à un projet industriel ambitieux permettant le maintien du site, en explorant toutes les solutions liées notamment à sa diversification et à la commande publique.

Des élus du Territoire de Belfort appelle la population à faire pression sur le gouvernement

Par ailleurs, le secrétaire d’Etat a également rencontré Damien Meslot, de?pute?-maire de Belfort, Michel Zumkeller, de?pute?-maire de Valdoie, Ce?dric Perrin, se?nateur-maire de Beaucourt et Florian Bouquet, pre?sident du conseil départemental du Territoire de Belfort. Devant eux, Christophe Sirugue a confirme? qu’il avait connaissance des difficulte?s rencontre?es par le site « mais qu’en aucun cas il n’avait e?te? informe? d’une e?ventuelle fermeture. » Il a e?galement indique? aux e?lus locaux que le gouvernement ne souhaite pas accompagner un plan social mais sortir cette crise via la commande publique, comme le TGV du futur ou le TGV italien.

Suite à cet entretien, les élus se disent « partagés » et souhaitent ce ces promesses se transforment « rapidement en acte concrets ». Ils appellent la population à « amplifier la mobilisation pour maintenir la pression sur le gouvernement ».

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