Météo : 2022, l’année la plus chaude jamais enregistrée…

Publié le 26/12/2022 - 09:14
Mis à jour le 26/12/2022 - 11:48

L'année 2022 sera la plus chaude jamais mesurée en France depuis le début des relevés en 1900, quelles que soient les températures qui seront enregistrées cette dernière semaine de décembre, selon Météo-France.

L'année 2022 est officiellement "la plus chaude" jamais mesurée en France depuis le début des relevés en 1900, a annoncé Météo-France, qui estime qu'elle est le "symptôme du changement climatique en France".

La température annuelle de l'ensemble de l'année 2022 est comprise entre 14,2 degrés Celsius (mois de décembre froid) et 14,6 degrés (décembre chaud). Loin devant le précédent record de 2020 avec 14,07 degrés.

L'année a été marquée par plusieurs épisodes de chaleur : trois vagues cet été (15 au 19 juin, 12 au 25 juillet et 31 juillet au 13 août), soit un record de 33 jours, et deux hors saison (en mai et fin octobre).

"Tous les mois de l'année ont été plus chauds que la normale, à l'exception des mois de janvier et d'avril", souligne Météo-France dans une note.

Ces chaleurs hors normes ont été accompagnées de nombreux événements extrêmes, comme une "sécheresse historique", des feux de forêts, notamment en Gironde et dans des régions habituellement peu ou pas sujettes à ce type de phénomènes comme la Bretagne, des canicules océaniques en Méditerranée et des orages violents – comme celui qui a fait cinq morts en Corse le 18 août.

"L'année 2022 deviendra 'normale' au milieu du XXIe siècle"

La pluviométrie annuelle devrait présenter en moyenne un déficit de 15 à 25 % par rapport à la normale, avec deux mois records en mai (déficit de 60 %) et juillet (-85 %), qui sont les plus secs depuis le début des mesures en 1959. L'année la plus sèche en France reste 1989, avec un déficit de 25 %.

Selon Météo-France, les fortes chaleurs sont devenues plus fréquentes ces dernières années : huit des dix années les plus chaudes depuis le début du XXe siècle sont postérieures à 2010.

Ce réchauffement est favorisé par le changement climatique d'origine humaine. Ainsi, les vagues de chaleur estivale de 2022 auraient été "hautement improbables et nettement moins intenses sans l'effet du changement climatique", indique l'organisme public.

Les études estiment que cette période "aurait été quasiment impossible dans un climat non réchauffé par l'Homme" : ces épisodes de chaleur ont été rendus "environ 500 fois plus probables avec le changement climatique d'origine anthropique", c’est-à-dire causé par l'Homme, "et de 1,5 à 1,9 degré plus chauds".

"Très chaude dans le climat actuel, l'année 2022 deviendra 'normale' au milieu du XXIe siècle", conclut Météo-France.

(AFP)

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