Nouveau Nutri-Score : l'arrêté signé au ministère de la Santé, incertitude pour l'Agriculture

Publié le 12/03/2025 - 17:37
Mis à jour le 12/03/2025 - 18:03

L'arrêté mettant en place une nouvelle version de l'affichage nutritionnel Nutri-Score a été signé par la ministre de la Santé Catherine Vautrin, a indiqué son cabinet mercredi 11 mars 2025, tandis que le ministère de l'Agriculture n'a pas souhaité communiquer pour l'instant.

Interrogés par l'AFP, les cabinets de Catherine Vautrin (Travail, Santé, Solidarités, Famille) et de Yannick Neuder (Santé, Accès aux Soins) ont indiqué que ces derniers avaient signé l'arrêté sur la nouvelle mouture de cet étiquetage classant les produits alimentaires en fonction de leur composition et de leurs apports nutritionnels, confirmant une information de RMC.

"Les deux ministres s'engagent très clairement en faveur d'une application très rapide de l'arrêté", a-t-on précisé au cabinet de Mme Vautrin. Le ministère de l'Agriculture n'a, pour sa part, pas souhaité faire de commentaire, tandis que le ministère de l'Economie, lui aussi sollicité dans la matinée, n'a pas répondu dans l'immédiat. La signature des quatre ministres est requise pour l'entrée en vigueur du texte.

De précédentes équipes gouvernementales avaient validé cette nouvelle mouture, plus sévère avec certains produits transformés par l'industrie agroalimentaire pour tenir compte de récents travaux scientifiques. L'actuelle ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, avait assumé publiquement mercredi dernier de bloquer la publication de l'arrêté.

"L'arrêté est à ma signature. Je n'ai pas encore signé. Je ne sais pas quelles sont mes marges de manoeuvre pour en corriger les effets négatifs, mais croyez bien que je m'y intéresse de très près", avait-elle déclaré au Sénat.

L'indicateur donne de mauvaise note aux produits "remarquables" du terroir selon Annie Genevard

L'élue du Doubs, fief du fromage comté, reproche à l'indicateur de donner une mauvaise note aux produits "remarquables" du terroir ou des "magnifiques salaisons françaises", fromage et charcuterie notamment.

La ministre "cajole les lobbies et se moque de la santé publique", avait réagi vendredi l'association de consommateurs Foodwatch, invitant le gouvernement à "suivre les recommandations scientifiques au lieu de n'écouter que les intérêts privés" des agro-industriels.

L'association a adressé, avec la fédération d'associations de patients France Assos Santé et le Réseau Action Climat, une lettre ouverte au Premier ministre François Bayrou vendredi. Conçu par des spécialistes de la nutrition, le Nutri-Score a été mis en place en 2017 en France, sur la base du volontariat, et dans six autres pays européens.

L'étiquetage nutritionnel, l'interdiction des publicités pour des produits gras sucrés salés et la taxation des boissons sucrées sont "les politiques publiques les plus efficaces contre le surpoids et l'obésité", selon une étude du service statistique des ministères sociaux de juillet 2024.

(Source AFP)

Santé

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

La cure de raisin, bonne ou mauvaise idée ? Notre diététicienne nous répond !

Chaque automne, elle revient : la fameuse cure de raisin. Pendant un, deux, voire plusieurs jours, certains ne consomment plus que du raisin, avec la promesse de "détoxifier" l’organisme, de mettre le système digestif au repos et de retrouver de l’énergie. Vraiment ? Notre diététicienne Valentine Caput, nous éclaire !

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.96C°
couvert
le 22/10 à 20h00
Vent
2.94 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
77 %

Sondage