S’ils veulent se faire entendre, les retraités sont invités à se mobiliser ce jeudi 2 avril 2026, rappellent les syndicats dans leur communiqué. Rappelant que "le pouvoir a été contraint de reculer" concernant la réforme des retraites, ils évoquent cependant la mise en place d’une "stratégie identique" du gouvernement. Si pour eux, "les cibles évoluent", la stratégie elle, reste cependant "identique : réduire drastiquement les dépenses de la Sécurité Sociale que ce soit dans la branche vieillesse notamment en s’attaquant aux pensions de réversion ou dans la branche maladie".
C’est cette fois la loi de financement de la protection sociale qui est visée. Pour les syndicats, elle "remet plus encore en cause le droit à la santé partout, pour toutes et tous" et ils estiment qu’elle touche particulièrement la population retraitée de par sa "difficulté, voire l’impossibilité, d’accéder aux services de santé par le double mécanisme de la désertification médicale et de l’augmentation des restes à charge".
Ils appellent ainsi les retraités à se mobiliser afin de se faire entendre et "poursuivre l’interpellation de la population et exiger des réponses positives". À Besançon, le rendez-vous est fixé au jeudi 2 avril à 10h30, place Pasteur à Besançon.
Mobilisation à Vesoul devant la sécurité sociale
La CGT retraité(e)s de Haute-Saône a annoncé une mobilisation similaire ce même jeudi 2 avril. Une manifestation est prévue de 9h à 12h devant la Sécurité sociale de Vesoul (boulevard des Alliés). Les retraités sont ainsi invités à "la mobilisation pour se faire entendre" et exiger des réponses permettant de "répondre aux besoins de santé, d’hôpital public et de revalorisation des pensions de retraite".
Les revendications :
- un accès égal aux soins et à la santé, pour toutes et tous et partout sur le territoire national
- des moyens (formations et embauches de personnels, réouverture de lits ou de services…) pour l’hôpital public, les structures du médico-social publiques ou associatives à but non lucratif ;
- un service public de santé de proximité avec ouverture de centres de santé pluri professionnels disposant de personnels salariés, en particulier dans les déserts médicaux ;
- une prise en charge solidaire de la perte d’autonomie par la branche maladie de la Sécurité sociale, avec 200 000 embauches dans les Ehpad et 100 000 dans le secteur de l’aide à domicile pour garantir des soins de qualité
- une Sécurité Sociale prenant en charge 100% des soins prescrits, selon les besoins des populations et gérée démocratiquement.


