A quelques jours de la fin de la phase complémentaire, le 5 septembre 2018, 60.054 candidats n’ont reçu toujours aucune proposition de Parcoursup. Près de 87.000 hésitent entre plusieurs choix de formation.
Tout devrait s'accélérer pour certains puisque ce lundi 27 août est le dernier jour pour accepter ou non une formation en filière sélectives. Ces dernières représentent la moitié de l'offre globale de formation dans l'enseignement supérieur.
A une semaine de la rentrée dans plusieurs filières de l’enseignement supérieur, près de 150.000 élèves se trouvent donc toujours dans le flou. Ce lundi 27 août 2018, le président de l'association des classes prépa commerce a expliqué sur France Info que "de très nombreux établissements" étaient "très loin d'avoir fait le plein".
Le ministère de l'enseignement supérieur estime quant à lui qu'un peu plus de 50.000 candidats sont considérés comme "inactifs" car n'ayant pas répondu au message de relance. "Tous les jours, des propositions sont faites aux candidats" tient à rassurer Jérôme Teillard, le chef du projet Parcoursup au ministère. Par ailleurs, tous les étudiants inscrits dans le privé n'ont pas tous quitté Parcoursup, expliquant, en partie, l'engorgement du système.
Le problème du logement étudiant
Le bilan de Parcoursup "se fera avec l'ensemble des acteurs, présidents d'université, enseignants, chercheurs, etc. " fin septembre a déclaré Frérérique Vidal, la ministre de l'enseignement supérieur.
Parmi les sujets abordés figurera par exemple l'amélioration de l'affectation dans les logements étudiants du Crous, qui doit "se faire plus en lien avec la plateforme Parcoursup", selon la ministre.
Des parents dont les enfants sont encore sur liste d'attente pour des formations dans deux régions différentes doivent en effet verser les cautions dans plusieurs Crous pour retenir un logement, avec le risque de perdre ces versements si l'admission finale intervient trop tard.
Pour Frédérique Vidal, trois engagements-clé ont été tenus: suppression du tirage au sort - principale critique du dispositif précédent APB -, mise en place de parcours d'accompagnement pour les bacheliers les plus fragiles lors de la première année de fac (130.000 jeunes devraient en bénéficier) et baisse, selon elle, du coût de la rentrée universitaire. Les étudiants vont économiser les 217 euros de cotisation à la sécurité sociale étudiante mais devront payer une nouvelle contribution de 90 euros.


