Au Crous Bourgogne-Franche-Comté, le repas à 1€ change la donne pour cette rentrée

Publié le 08/09/2026 - 15:55
Mis à jour le 08/09/2026 - 16:21

Le Crous Bourgogne-Franche-Comté aborde la rentrée 2026 avec deux nouveautés mises en avant par sa direction : la généralisation du repas à 1€ pour tous les étudiants et la création de "référents étudiants" dans les résidences universitaires. À Besançon comme ailleurs dans la région, la fréquentation des restaurants universitaires est déjà en nette hausse, surtout sur le service du soir. Explications avec Murielle Baldi, la directrice générale du Crous BFC.

Depuis le 1er septembre 2026, les restaurants universitaires du Crous Bourgogne-Franche-Comté enregistrent une hausse de 16,22 % le midi et de 27,28 % le soir par rapport à l’an dernier à la même époque. À Besançon, certains sites connaissent une progression encore plus spectaculaire : au restaurant universitaire de la Petite Bouloie, la fréquentation a augmenté de plus de 50 % le midi. "On double les effectifs", constate Murielle Baldi, directrice générale du Crous Bourgogne-Franche-Comté. Une situation que les équipes anticipaient depuis la généralisation du repas à 1 euro, désormais accessible à l’ensemble des étudiants.

Le dispositif avait été testé en mai et juin, avec déjà 30 % de repas supplémentaires le midi et 50 % le soir. Mais la rentrée constitue un changement d’échelle, avec le retour de l’ensemble des étudiants et la reprise progressive des formations.

Des ajustements nécessaires dans les prochains mois

Pour éviter une concentration trop importante des étudiants sur les mêmes créneaux, le Crous a travaillé avec les universités en leur  recommandant notamment d’étaler les pauses déjeuner et, lorsque cela est possible afin de décaler les horaires de passage au restaurant. "Si tout le monde arrive au même moment, nous sommes en incapacité d’absorber la charge", souligne Murielle Baldi.

Restaurant Lumière. © Élodie R.

Pour accompagner cette hausse, le Crous a obtenu une enveloppe de 75.000 € pour renouveler du matériel et six postes supplémentaires de l’État. Le Crous BFC en a rapidement affecté quatre à la restauration du soir. Murielle Baldi assure que les équipes parviennent à suivre. "À date, pour l’instant, ça va", indique-t-elle, tout en prévenant que des ajustements d’organisation pourraient être nécessaires dans les prochains mois.

Malgré l’affluence, le Crous assure maintenir la même prestation. "Ce repas à 1 €, c’est un repas complet. Ce n’est pas parce que les étudiants payent moins cher qu’ils ont moins", souligne la directrice générale. Les étudiants ont ainsi le droit pour un euro à un plat et deux accompagnements (entrée, dessert). Le coût réel d’un repas est estimé à 9,56 euros. L’étudiant ne prenant en charge qu’un euro (contre 3,30 € avant), le financement repose également sur l’État et le Crous.

Des étudiants pour créer du lien dans les résidences

Autre nouveauté de cette rentrée : le recrutement de 15 référents étudiants dans la région : six pour Dijon, cinq à Besançon et quatre pour le Nord-Franche-Comté. Actuellement, près de la moitié des postes sont pourvus. Pour être recrutés, les référents doivent eux-mêmes logés dans une résidence du Crous et suivre au minimum une troisième année d’études. Leur rôle sera d’aller à la rencontre des autres résidents, notamment en frappant directement à leur porte, pour se présenter, transmettre des informations et repérer d’éventuelles difficultés.

"Leur mission, c’est de faire du lien entre les services du Crous et les étudiants qui sont logés", résume Murielle Baldi. Le dispositif doit notamment contribuer à lutter contre l’isolement et le non-recours aux droits. Les référents pourront rappeler aux étudiants l’existence de certains services ou les échéances importantes, comme les dates de renouvellement d’un dossier de logement.

Estelle Nilson et Murielle Baldi. © Élodie R.

Une expérimentation menée à Dijon en début d’année s’est révélée positive. "Un étudiant parle plus facilement à un autre étudiant plutôt qu’à un personnel du Crous", estime la directrice.

Estelle Nilson, directrice de cabinet et des relations extérieures, y voit notamment un moyen de lutter contre le non-recours aux droits et l’isolement. "Le fait de discuter avec les étudiants qui sont dans leur situation facilite grandement les choses", fait-elle remarquer.

Répondre aux attentes des étudiants

Les 15 postes sont financés par la Contribution de vie étudiante et de campus (CVEC) et le Crous bénéficie également du soutien de la Région Bourgogne-Franche-Comté. Les étudiants référents disposeront d’un contrat d’environ 10h/semaine.

Les référents ne se substitueront toutefois pas aux travailleurs sociaux ou aux professionnels de santé, prévient le Crous, leur rôle sera avant tout d’identifier les situations et d’orienter les étudiants vers les services compétents.

Pour Murielle Baldi, cette nouvelle action mise en place répond directement à des attentes exprimées par les étudiants lors d’une consultation menée en 2022. Une nouvelle enquête doit d’ailleurs être lancée fin octobre 2026, avant des réunions territoriales prévues en mars 2027, afin de vérifier si les besoins des étudiants ont évolué.

L’objectif affiché reste le même : faciliter l’accès à l’information et renforcer la proximité avec les étudiants, dans un contexte où, comme le résume Murielle Baldi, "ils ont besoin de l’humain".

Le CROUS BFC en chiffres

2025-2026

Accompagnement

  • 20 187 étudiants boursiers
  • 28 152 demandes de bourse et/ou logement traitées pour la rentrée 2026-2027
  • 2150 étudiants accompagnés par le service social du Crous.
  • 6978 entretiens réalisés
  • 411 étudiants recrutés en contrat étudiants par le Crous BFC.

Logement

  • 6190 logements en résidences Crous soit 6530 lits

Restauration

  • 2 millions de repas servis chaque année
  • 35 structures de restauration

Vie étudiante

  • 913 animations en résidence et hors les murs (+ de 48 500 participations étudiantes)
  • 222 événements culturels
  • 3 lieux culturels

Economie

Dégradations des 17 et 18 octobre : l’Urssaf et le CPSTI mobilisés pour soutenir les commerces touchés

À la suite des dégradations et des vols survenus les 17 et 18 octobre, l’Urssaf et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) annoncent mettre en place des mesures d’accompagnement à destination des commerçants et des professionnels concernés. Au programme : des dispositifs de soutien à la trésorerie, des reports de cotisations et des aides financières exceptionnelles pouvant atteindre 6 000 euros, sous certaines conditions.

Magasins fermés, horaires réduits… des commerçants de Besançon redoutent de nouveaux débordements le 24 octobre

À la veille d’un ”Acte II” annoncé contre la vie chère, le prix du carburant et pour les revendications lycéennes, les commerces du centre-ville de Besançon s’organisent. Entre fermetures anticipées, horaires réduits et maintien de l’activité sous surveillance, les professionnels redoutent de nouveaux débordements après les dégradations et pillages du samedi 17 octobre.

Découvrez monJob.info, la plateforme de l’emploi en Bourgogne Franche-Comté !

En recherche d’emploi ou à la recherche de nouveaux talents, monJob.info facilite la rencontre entre candidats et recruteurs dans la région. Ce site dédié à l’emploi rassemble des offres, des actualités économiques et des informations utiles pour mieux comprendre le marché du travail local.

À Besançon La Table des Copains cultive l’art de rassembler, bien au-delà de l’assiette

À Besançon, Nicolas Pirolley et sa compagne Audrey ont quitté la franchise Ninkasi pour ouvrir le 10 octobre dernier leur propre établissement "La Table des Copains" en lieu et place de l’ancienne enseigne située rue Guillaume Apollinaire dans la ZAC Chauteaufarine. Leur objectif : faire de cette nouvelle brasserie un véritable lieu de vie et de convivialité.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Commerces dégradés le 17 octobre 2026 : le gouvernement annonce un plan de soutien économique aux entreprises sinistrées

À la suite des violences urbaines des 17 et 18 octobre 2026, qui ont provoqué des dégâts dans plusieurs milliers de commerces en France, y compris à Besançon, le gouvernement déploie une série de mesures destinées à soutenir les entreprises touchées. Activité partielle financée par l’État, reports de charges, prêts à taux zéro et aides d’urgence figurent parmi les dispositifs annoncés.

Nouveau à La Vèze : des plats familiaux à emporter inspirés de la cuisine italienne

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle a concrétisé un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria propose une sélection de plats familiaux inspirés de la cuisine italienne, à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Octobre et novembre, les mois idéaux pour faire ses plantations avec les Pépinières bisontines !

QUOI DE 9 ? • Arbres fruitiers, petits fruits, haies, plantes ornementales… Les mois d’octobre et novembre sont une période idéale pour préparer son jardin à la belle saison. Aux Pépinières Bisontines, situées à côté d'Emmaüs à Besançon, David et son équipe mettent les plantations à l’honneur avec des tarifs revus à la baisse et des prestations complètes, de l’arrachage à la mise en terre. À l’approche de la Toussaint, les compositions florales sont également au rendez-vous…

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.28C°
légère pluie
le 24/10 à 05h00
Vent
6.17 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
88 %

Sondage