La rentrée scolaire 2026 est marquée par une nouvelle baisse des effectifs dans les écoles bisontines. La Ville accueille cette année 7 607 élèves, dont 2 756 en maternelle et 4 851 en élémentaire. En dix ans, Besançon a perdu environ 1 300 élèves, dont plus de 800 depuis 2020. Une évolution que la municipalité attribue à la baisse démographique, dans un contexte également observé à l’échelle nationale.
Des capacités périscolaires renforcées
Lors de cette conférence de presse, le maire de Besançon a notamment mis en avant l’évolution de l’accueil sur le temps méridien. Alors que 123 demandes n’avaient pas pu être satisfaites en 2025, contre 273 en 2024, 18 familles seulement figurent cette année sur une liste complémentaire. "C’est du jamais vu", estime le maire, qui affirme que l’objectif d’une réponse favorable à toutes les demandes formulées en juin a été atteint. Pour y parvenir, la municipalité a réorganisé l’affectation des personnels sans augmenter les moyens humains, avec notamment 11 animateurs encore disponibles pour répondre aux besoins identifiés au cours du mois de septembre. Ainsi, la Ville devrait pouvoir proposer une solution d’ici la fin du mois de septembre à ces 18 familles en attente de réponse favorable.
Pour augmenter les capacités sans accroître les effectifs, quatre restaurants scolaires fonctionnent désormais en double service, avec des repas servis à 12 heures puis à 12 h 40.
Les capacités d’accueil ont également été augmentées dans plusieurs établissements grâce notamment à l’ouverture de trois nouvelles restaurations scolaires (Charles Fourier, Paul Bert et Butte), tandis que la convention avec le collège Diderot permet désormais d’y accueillir jusqu’à 72 enfants, contre une cinquantaine auparavant.
Un travail engagé par la précédente majorité
Certains dispositifs mis en place pour cette rentrée et ayant permis d’augmenter la capacité d’accueil, notamment les trois nouvelles cantines scolaires Fourier, Paul Bert et Butte, résultent pourtant de décisions engagées avant son arrivée. Ludovic Fagaut reconnaît une partie du travail accompli par la précédente majorité : "pour Fourier, c’est une certitude". L’édile estime toutefois que ce sont les doubles services et l’augmentation de la capacité d’accueil au collège Diderot qui "permettent vraiment cette bascule".
Au total, 5 464 élèves sont attendus sur le temps méridien cette année. Sur le reste du temps périscolaire, 1 676 enfants sont inscrits le matin et 3 955 en fin de journée.
La Ville a par ailleurs indiqué que ses équipes d’animateurs sont désormais au complet. Le recrutement a fait l’objet d’un suivi renforcé, avec notamment des jurys composés de professionnels, un accompagnement pendant la période d’essai et des formations consacrées à la protection de l’enfance. "On est de plus en plus vigilants", a assuré l’adjointe Isabelle Bordat. Sur le volet de la protection de l’enfance, elle a précisé que deux signalements ont été recensés l’année dernière, sans recrudescence par rapport aux années précédentes. Elle a ajouté qu’en cas de problème, des mesures d’éloignement ou conservatoires peuvent être prises lorsqu'une situation le nécessite. "Le risque zéro n’existe pas", a-t-elle reconnu tout en soulignant que les services faisaient preuve d’une "vigilance extrême" concernant cette question.
300 000 euros pour adapter les écoles aux fortes chaleurs
Autre priorité affichée par la municipalité : l’adaptation des écoles au changement climatique. Lors de la conférence de presse, Ludovic Fagaut a évoqué les critiques formulées lors de la précédente période de fortes chaleurs, estimant que certaines manifestations organisées par plusieurs parents d’élèves "deux mois après notre arrivée à la tête de la collectivité" avaient été "orchestrées par des élus de l’ancienne majorité". Pour répondre à certains besoins urgents, 300 000 € ont ainsi été investis cet été pour apporter des réponses immédiates dans les établissements confrontés aux fortes chaleurs.
Quartante classes ont notamment été équipées de plafonniers ventilateurs et plus de 130 brasseurs d’air ont été installés dans différentes salles. Environ 1 600 ventilateurs ont également été déployés dans l’ensemble des écoles. Des films solaires, stores et volets roulants ont par ailleurs été installés dans plusieurs établissements.

Pour Ludovic Fagaut, ces mesures constituent une première réponse avant des aménagements plus importants. La municipalité souhaite désormais réfléchir à des solutions à plus long terme, comme des voiles d’ombrage dans les cours et une meilleure prise en compte du confort d’été dans les rénovations. Le maire de Besançon souhaite également faire évoluer la manière de concevoir les rénovations scolaires. "Il faut intégrer une rénovation énergétique pensée sur le volet hivernal, mais davantage sur le volet estival", estime-t-il.
Le maire a cité l’exemple d’écoles rénovées où des températures supérieures à 30 °C ont encore été relevées lors de la récente période de canicule. Interrogé sur les relevés effectués avant ces rénovations, il a toutefois indiqué ne pas disposer de ces données, ce qui ne permet pas de mesurer précisément l’évolution.
Des chantiers à poursuivre
La Ville entend également poursuivre le travail sur la sécurisation des établissements scolaires, l’adaptation des bâtiments et le projet éducatif du territoire. Une réunion avec les directeurs d’écoles doit prochainement permettre de préciser les orientations pour les prochaines années, avec une attention particulière portée à la réussite des élèves et aux quartiers prioritaires.
Pour la nouvelle équipe municipale, cette rentrée doit ainsi marquer une première étape dans la réorganisation du périscolaire et l’adaptation des écoles bisontines aux évolutions démographiques et climatiques.


