Parkéon : "la dette financière n'a rien à voir avec l'activité opérationnelle de l'entreprise..."

Publié le 30/11/2012 - 17:17
Mis à jour le 01/12/2012 - 09:45

« Parkeon, le Florange de Pierre Moscovici« . Ce titre du réputé site Challenges a affolé le petit monde économique de Besançon où l’entreprise emploie 600 salariés sur le millier d’emplois du groupe. « Ce titre ne correspond pas à la réalité et il est anxiogène pour nos salariés  » note Stéphane Roques, le directeur de la communication de Parkéon…

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Sans confirmer le montant de 200 millions d'euros de dette, Stéphane Roques reconnait qu' en raison de "mensualités élevées", le groupe renégocie actuellement avec ses créanciers la dette contractée en 2007  lors de l'acquisition de Parkéon par Barclays Private Equity (aujourd'hui Equistone). Mais il précise que "cette dette financière n'a rien à voir avec l'activité opérationnelle de l'entreprise...". Aucun commentaire en revanche sur les négociations en cours avec les banques créancières ni sur le suivi du dossier par Bercy. De son côté, le ministre des Finances Pierre Moscovici précise que s'il suit le dossier Parkéon c'est pour faciliter les négociations financières avec les banques.  

Parkéon est un des leaders mondiaux dans les solutions de gestion du stationnement (horodateurs) et de solutions billettiques dans les transports publics. La société est présente dans 3 000 villes dans 50 pays différents et affiche un chiffre d'affaires de 176 millions d'euros(2011). "70 % de nos employés sont en France et nous travaillons à 75 % à l'export. Aujourd'hui nous renforçons notre offre de services pour remporter de nouveaux marchés."

CFDT  : "Challenge fait du sensationnel" 

Côté syndicat, la CFDT a immédiatement réagi (voir ici) "Non, Parkeon n'est pas au bord de la cessation de paiement. C'est une entreprise solide qui a toujours été bénéficiaire depuis les 10 dernières années avec un chiffre d'affaires en  2011 parmi les plus hauts de son histoire..." 

Seule ombre au tableau pour le syndicat : la dette LBO (Leverage Buy Out) contractée par Barclays en 2007 "en pleine bulle spéculative" pour racheter Parkéon.  "Le LBO est en train de nous pomper cet argent (...) Ce n'est pas l'acheteur qui paie la dette... c'est l'acheté ! Les  remboursements et les taux d'intérêt supportés par Parkeon n'ont pas été définis en fonction des perspectives "industrielles" de Parkeon, mais plutôt en fonction de l'appétit de nos financiers (LBO + pôle bancaire). En pleine crise mondiale, ce système a ses limites..."

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Economie

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