Qui peut saisir le Conseil d'Etat ?

Publié le 20/11/2023 - 16:08
Mis à jour le 20/11/2023 - 18:01

Didier-Roland Tabuteau, vice-président du Conseil d’Etat, s’est rendu ce 20 novembre 2023 à Besançon afin d’aller à la rencontre des personnels du tribunal administratif. L’occasion de faire le point sur le rôle du Conseil d’Etat et quelques affaires traitées en Franche-Comté…

"Nous venons à la rencontre des équipes du tribunal. Nous mettons en place des réunions avec les agents de greffe afin d’évoquer leurs questions statuaires, les enjeux, mais aussi les magistrats pour évoquer les grandes évolutions de la jurisprudence", explique Didier-Roland Tabuteau, vice-président du Conseil d’Etat.

Quand le Conseil d’Etat intervient-il ?

Le Conseil d’Etat est la plus haute juridiction administrative. Elle peut être saisie par une entreprise, une association ou encore un citoyen lors d’un litige avec une administration publique. Depuis 2018, le télérecours permet également de formuler sa demande par internet. Une procédure qui n’est pas "sans conséquence", rappelle le vice-président en précisant qu’une simple lettre engage ensuite des procédures.

Les sujets traités par le Conseil d’Etat sont variés et peuvent aussi bien concerner le droit à manifester que des problématiques d’urbanisme ou encore le contentieux fiscale… "Le tribunal administratif a des juges de proximité", explique Didier-Roland Tabuteau. "Ils peuvent être saisis lorsque l'on se rend au tribunal administratif en exposant une requête ou par le télérecours citoyen". 

"Il n’y a pas de petites affaires. Chaque affaire est importante et nous la traitons pour apporter une réponse en fonction"tient à préciser Cathy Schmerber, présidente du tribunal administratif de Besançon.

En moyenne, les jugements sont rendus dans un laps de temps de 8 à 12 mois (8 mois et deux jours pour le tribunal administratif de Besançon). "Les référés permettent d’intervenir dans un délai de 48h00"souligne le vice-président.

En un an (octobre 2022 à octobre 2023), le tribunal de Besançon a rendu 2.270 décisions (jugement ou ordonnance), une hausse de 15 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre comprend plus de 180 référés (procédures d’urgence).

Zoom sur deux affaires jugées au tribunal administratif de Besançon

Justice

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Incendie de Crans Montana : demande de charges alourdies visant les co-propriétaires français

Deux avocats ont réclamé aux magistrats suisses une requalification des charges pesant sur le couple de Français co-propriétaires du bar de Crans-Montana incendié en janvier, après la révélation d'échanges de ces derniers avec des employés attestant de leur connaissance d'un risque d'incendie, ont confirmé mercredi 10 juin 2026 une avocate et une magistrate.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 24.7
partiellement nuageux
le 12/07 à 11h00
Vent
3.87 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
60 %

Sondage