Salaire : gagnez-vous plus ou moins que la moyenne des Français ?

Publié le 20/01/2017 - 09:54
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

Selon une nouvelle étude de l’Insee publiée ce jeudi 19 janvier 2017, la moyenne des salaires des Français en 2014 est de 20 670€, soit 1722,50€. En ce qui concerne le salaire des femmes, il est inférieur de 24% à celui des hommes…

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Etude Insee

Le revenu salarial intègre deux dimensions : le salaire en équivalent temps plein (EQTP), prix d’une unité de travail salarié (qui s’apparente à un salaire horaire), et le volume de travail salarié réalisé au cours de l’année. Ce dernier, exprimé en EQTP, est fonction de la quotité de temps de travail du salarié (temps plein, temps partiel) et du nombre de jours travaillés au cours de l’année (durée totale des périodes d’emploi salarié) explique l'Insee. 

Le revenu salarial moyen des femmes toujours inférieur à celui des hommes

Le revenu salarial annuel est la somme de tous les salaires nets perçus par un individu au cours de l’année. Il s'établit en moyenne à 20 670 euros en 2014. Il augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes. Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés. Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac. 

Le revenu salarial reflète le salaire et le volume de travail 

Le revenu salarial intègre deux dimensions : le salaire en équivalent temps plein (EQTP), prix d’une unité de travail salarié (qui s’apparente à un salaire horaire), et le volume de travail salarié réalisé au cours de l’année. Ce dernier, exprimé en EQTP, est fonction de la quotité de temps de travail du salarié (temps plein, temps partiel) et du nombre de jours travaillés au cours de l’année (durée totale des périodes d’emploi salarié).

L’écart de revenu salarial moyen entre femmes et hommes s'explique pour plus des deux tiers par des écarts de salaire en EQTP et moins d’un tiers par des différences de volume de travail.

Les écarts selon le diplôme ou la catégorie socioprofessionnelle reflètent surtout des différences de salaire. Inversement, l'écart entre salariés à temps plein et à temps partiel s'explique à 80 % par le volume de travail. Les différences entre les revenus salariaux moyens du public et ceux du privé s'expliquent, elles, entièrement par le volume de travail moyen, compte tenu des périodes de non-emploi (chômage ou inactivité) des salariés du privé. 

Le revenu salarial, plus dispersé chez les ouvriers que les employés 

En 2014, les 10 % de cadres les moins bien rémunérés perçoivent moins de 11 740 euros et les 10 % les mieux rémunérés plus de 68 250 euros, soit 5,8 fois plus. Pour les employés et les ouvriers, ce rapport est bien plus élevé (respectivement 15,9 et 12,8). En effet, dans la moitié basse de leurs échelles respectives de revenu salarial, le volume de travail est souvent plus inégal du fait notamment de périodes de chômage. Au contraire, dans la moitié haute, la dispersion du revenu salarial est plus marquée chez les cadres que chez les autres catégories, le rapport entre le neuvième décile et la médiane (D9/D5) étant plus élevé. 

Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés. 

Enfin, la dispersion du revenu salarial est bien plus importante dans le secteur privé que dans le secteur public. Le rapport interdécile D9/D1 y vaut 16,8 contre 7,8 dans le secteur public. Cette différence s'explique à la fois par une plus grande variabilité dans le secteur privé du volume de travail (pour les revenus salariaux les plus faibles) et des salaires (pour les niveaux plus élevés). 

(Étude Insee en integralité : www.insee.fr/fr/statistiques)

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