Social: front commun contre la CGT

Publié le 21/03/2008 - 18:04
Mis à jour le 16/04/2019 - 16:32

Signé en janvier par tous les syndicats, à l’exception de la CGT, le texte sur la modernisation du marché du travail doit maintenant être voté par la Parlement. Les signataires craignent les amendements.

Syndicats d’employeurs et de salariés réunis pour une conférence de presse qui plus est au siège du Medef régional à Besançon… Plutôt rare, mais à l’image de « l’accord historique » sur la modernisation du marché du travail signé entre eux en janvier, à l’exception de la CGT. Un accord national qui doit désormais être validé par le Parlement avant d’être appliqué.

Ce n’est donc pas sans arrière-pensées que tous les syndicats signataires de cet accord militent pour que leur texte, fruit d’un équilibre fragile, ne subisse aucune modification au risque de tout faire voler en éclat. D’autant qu’ils soupçonnent la CGT de faire du lobbying parlementaire auprès des députés et sénateurs pour amender le texte.

Reste que cet accord est diversement commenté par les uns et les autres, chacun mettant en avant ce qu’il considère comme des avancées. Pour les employeurs, Gino Maucieri, président régional du Medef, met en avant trois points principaux qui sont la rupture conventionnelle du contrat de travail, la sécurisation juridique des licenciements et la possibilité d’utiliser le CDD (contrat à durée déterminée) pour la réalisation d’un objet défini.

Dans la bouche de Bernard Guerringue, responsable régional de la CFDT, c’est la suppression du CNE, la sécurisation des parcours et l’augmentation de certains droits qui constituent les trois principaux acquis de ce texte.

L’essentiel pour eux, y compris la CFE-CGC, la CFTC, la CGPME et l’UPA représentés hier, c’est que ce texte, aboutissement d’un long processus, puisse maintenant rapidement être appliqué et ceci en l’état. Certains dossiers sont déjà engagés au niveau régional entre les partenaires sociaux en matière de formation professionnelle et de démarche compétences, mais précise Bernard Guerringue «dans les entreprises ça ne suit pas ». Grâce à ce nouveau texte, les signataires sont persuadés qu’ils vont pouvoir avancer « très concrètement » car ils ont déjà réfléchi « comment appliquer l’accord au niveau régional ».

                                                                                             

Social

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

Au moins 4.500 personnes au rendez-vous de " l’Acte II " à Besançon

Mise à jour régulière • Après une première mobilisation qui a rassemblé le 17 octobre 2026 entre 9.500 et 12.000 personnes dans les rues de Besançon, l’acte II a une nouvelle fois mobilisé les manifestants malgré l’interdiction de la préfecture. Au lieu de se rendre place de la Révolution, ces derniers ont préféré répondre à l’appel de la mobilisation déclarée du PCF et se rendre aux Glacis à Besançon.

L’intersyndicale et de la Ligue des droits de l’Homme déposent un référé contre l’interdiction de manifester à Besançon

L’intersyndicale du Doubs FSU, Solidaires, FO, CGT en association avec la Ligue des droits de l’Homme, confirme le dépôt d’un référé devant le tribunal administratif afin de contester l’interdiction par le Préfet de toute manifestation dans la boucle du Doubs ce samedi 24 octobre 2026. 

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

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